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FERMETURE DES FRONTIÈRES ENTRE LE SÉNÉGAL ET LA GAMBIE SOS Casamance soupçonne une tentative de soulèvement des populations 

  • Date: 8 avril 2016

 Les frontières entre le Sénégal et la Gambie sont fermées depuis bientôt deux mois. Dans la région Sud du pays, les voix commencent à se soulever sur la question. Parfois même des propos très déplacés qui incitent à la violence. Suivant de très près cette affaire, le président de SOS Casamance a, dans un communiqué, dénoncé certains agissements et soupçonne des gens tapis dans l’ombre de vouloir provoquer un soulèvement des populations de Ziguinchor et de la Gambie.

Dans ce communiqué dont nous détenons copie, le président de SOS Casamance a d’abord tenu à rappeler la situation qui prévaut sur les frontières du Sénégal avec la Gambie avant d’attirer l’attention de l’opinion nationale sur le bruit qui suit cette affaire. Sur ses lignes, Amadou Sylla soupçonne des gens tapis dans l’ombre qui travailleraient dans le seul but de soulever les populations du Sud du pays et ceux de la Gambie.  « Depuis quelques semaines, des personnes mal intentionnées, de véritables ennemis de la Nation et de la cohésion sociale, manipulées par des va-t-en guerre, des lobbyings mafieux, apôtres d’une guerre sans fin en Casamance, alimentent le blocus de la frontière avec la Gambie dans le but de provoquer le soulèvement des populations casamançaises et gambiennes », pouvait-on lire.

Originaire de la Casamance, le patron de SOS Casamance se dit tout à fait conscient des difficultés que vivent ses frères en cette période. Des difficultés qui commencent à peser négativement sur l’économie de la région avec la flambée sur les prix de certains produits de première nécessité. M. Sylla a, dans le même sillage, rappelé le contexte dans lequel est né le conflit armé en Casamance. Pour lui, il est temps que les deux États trouvent un terrain d’entente pour le bonheur du citoyen lambda. « Nous sommes tous conscients que l’économie casamançaise déjà meurtrie par plusieurs décennies de conflit, sera gravement impactée par cette situation créée à ses frontières avec la Gambie. Depuis presque deux mois que dure cette crise, notre Gouvernement, qui est censé défendre nos intérêts, nos droits et nos libertés, reste dans un mutisme inquiétant, preuve de son impuissance et peut-être de son manque d’intérêt à la cause des populations casamançaises. En tout état de cause, cette récurrente crise entre notre pays et la Gambie voisine, pose avec acuité la brulante question de la discontinuité territoriale qui constitue, tout le monde le sait, l’une des principales causes du conflit en Casamance », lit-on toujours dans ledit communiqué. Et de poursuivre : « Nous pensons avec force, que cette question ne peut se résoudre qu’à un haut niveau entre les deux gouvernements gambien et sénégalais, pour définitivement nous épargner, dans l’avenir, la récurrence de ce problème provoqué par des sentiments d’humeurs irresponsables de certains de nos dirigeants. »

Dans son communiqué rendu public, le président de SOS Casamance a surtout pointé un doigt accusateur sur l’État du Sénégal qui, selon lui, est le principal responsable de cette situation. « L’État sénégalais et ses gouvernements successifs sont les principaux responsables par leur manque de vigilance, de clairvoyance, de fermeté et d’intérêt face à la défense de la cause casamançaise. Il est donc temps que l’État du Sénégal prenne ses responsabilités face aux multiples souffrances des populations casamançaises, qui ne demandent que le respect de leur dignité et un traitement équitable et juste en tant que Sénégalais à part entière », dixit-il.

Pour sortir les populations de cette situation inconfortable, le président de l’association SOS Casamance invite solennellement le Président Macky Sall et son Gouvernement à agir pour libérer la région Sud du pays de cette souffrance de discontinuité territoriale, afin de lui faciliter son envol économique dans un Sénégal qui se veut émergent.

Par ailleurs, l’association SOS Casamance, tout en rappelant à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale que l’unique et seule voie de paix, entre l’État sénégalais et les États voisins, notamment la Gambie reste et restera pour toujours la voie du dialogue dans le respect de la dignité des peuples et de leur souveraineté.

Abdourahmane Diallo (Correspondant à Ziguinchor)

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