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Festival de jazz : une réussite selon le le président de l’association

Malgré les couacs notés au Festival international de jazz de Saint-Louis qui s’est tenu du 11 au 15 mai dernier, le président de l’Association de Saint-Louis Jazz est «satisfait» du bilan. De l’annulation puis autorisation du festival à l’absence des jazzmen comme Marcus Miller et le groupe marocain Bob Maghrib sans occulter les problèmes de fond, Me Ibrahima Diop, joint au téléphone par la Rédaction de Sud Quotidien hier, vendredi 20 mai, estime que c’est un festival qui a tout de même était «une réussite».
Pour cette 24ème édition,  le manque de subventions de la part de l’Etat du Sénégal, l’absence de la tête d’affiche à savoir le compositeur et bassiste de jazz, Marcus Miller et le groupe marocain Bob Maghrib au rendez-vous, ont causé selon le président de l’Association de Saint Louis Jazz, Me Ibrahima Diop «un grand préjudice». Selon lui, la non tenue du concert de Marcus Miller leur a sans doute coûté très cher parce que  «pour son concert à 100 mille euros, nous  avions déjà payé 15mille euros par simulation et  rapporter à la minute de concert qui est à 150 à 170mille F» dit-il.
 Même si les fonds avancés ont été extournés, le retard accusé par plusieurs de leurs partenaires dans le financement n’a encore permis de payer les pots cassés, confie Me Diop.  Autre défection qu’il nous a encore fait  savoir, ce sont aussi des taxes forfaitairement estimés à près de 3 millions, même si pour lui, la mairie a donné une somme de 6 millions et quelques partenaires comme la Bicis ont contribué à temps.  Pour ce qui est du changement de la couleur musicale du festival, Me Diop soutient que l’absence de la tête d’affiche et des jazzmen marocains n’a pas du tout empêché le public à venir. Car, dit-il, «les jazzmen sénégalais ainsi que le joueur cubain qui ont assuré, ont attiré le public». Ce qui d’ailleurs lui ferait dire que «le festival a été salué et réussi» pour cette édition 2016, nonobstant les quelques couacs. «Malgré l’interdiction, les concertistes sont venus nombreux, les concerts sont déroulés, le public a applaudi, a exulté même à la limite, ça a été extrêmement important», a laissé entendre Me Diop. Au vu de certains festivals qui n’existent plus, l’Association de Saint Louis Jazz espère bientôt rencontrer l’Etat du Sénégal pour encore maintenir le cap du festival qui disent-ils  «est déjà inscrit au catalogue des festivals de jazz du monde». A cet effet, dit le président Ibrahima Diop, ils vont procéder à la restitution de l’association et  les modalités de financement pour essayer à faire de bons festivals, car «nous sommes le seul festival qui, par sa durée, -(24 ans)- est le plus important ».

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