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Fidak 2017- Les jeunes diplômés sénégalais prennent d’assaut le Cices à la recherche d’un travail sans en trouver

Le Soleil- Des jeunes venant de différents quartiers de Dakar ont pris d’assaut, depuis samedi, le Centre international du commerce extérieur qui abrite la Foire de Dakar. Certains parmi ces dizaines de jeunes cherchent sans succès du travail.

Pauline Faye (nom emprunt) fait partie des nombreuses jeunes filles et garçons qui cherchent de l’emploi à la Foire internationale de Dakar. Après plusieurs tours dans les stands, la jeune fille, découragée, prend place à côté de ses copines. Elles ont toutes le même objectif : décrocher un emploi, le temps de la Fidak. Mais pour le moment, elles peinent à trouver du travail. La plupart des exposants ne font que des promesses. « Je suis là depuis samedi à la recherche du boulot. J’ai fait tous les pavillons, mais pour le moment, je n’ai rien trouvé », a dit Pauline, les yeux fixés au sol.

En l’en croire, pour trouver du travail à la Foire de Dakar, il faut avoir des parents ou de la connaissance confie-t-elle. Une de ses cousines a elle aussi quitté Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour chercher ce travail. « Un exposant m’a proposé 10 000 francs Cfa par jour plus autre chose que je ne pourrais pas vous dire… Je pense que cela ne vaut pas la peine surtout pour un travail de 15 jours seulement», a-t-elle ajouté. Cependant, elle a discuté avec un exposant qui lui a fait des promesses. « Mais, je vais continuer à chercher en espérant trouver quelque chose dans les prochains jours », a dit Marie. Sokhana Tacko Diouf a reçu les mêmes promesses. Son futur patron est en train de décharger ses marchandises. « J’espère qu’elle va m’embaucher », a-t-elle indiqué. « Chaque jour, je viens ici, mais je n’ai encore rien trouvé. C’est un peu compliqué, mais Dieu est grand. Il est là pour tout le monde », a fini par dire cette jeune fille sous le couvert de l’anonymat. Etudiante en Masters II en Anglais à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la demoiselle veut profiter de la foire pour se faire de l’argent afin d’ettofer la documentation de sa thèse. « Pour le moment, je n’ai rien trouvé. Mais je ne désespère pas», a-t-elle dit. Fatim Tine est aussi étudiante. La jeune thièsoise prépare la rentrée académique et espère décrocher un emploi à la Foire de Dakar. « L’argent gagné ici me permettra de régler l’essentiel de mes problèmes », confie la jeune fille. Malheureusement, son rêve peine à se concrétiser. Elle n’a même pas de promesse. Depuis samedi, elle fait des va-et-vient.

« Je vais continuer à chercher parce que beaucoup d’exposants ne sont pas encore installés. Peut être quelqu’un parmi ces derniers me proposera quelque chose », a-t-elle martèlé. Oumar Camara, le seul garçon du groupe, n’est pas du tout découragé. Menuisier de profession, il est optimiste. « Je viens d’arriver, mais je vais trouver du travail, c’est sûr parce que je suis un professionnel. Je suis en train seulement de prendre mes repères », a-t-il affirmé. Un peu plus loin, Aminata Ndao, chapelet à la main, implore l’aide du bon Dieu. Depuis deux jours, elle paie le billet d’entrée sans être récompensée, c’est-à-dire de trouver du travail.

Après avoir tenté sa chance avec des exposants nationaux, elle se tourne vers les étrangers. « Je compte sur les exposants étrangers pour trouver quelques chose. Dieu est grand », a-t-elle prié. A l’entrée du Centre international du commerce extérieur du Sénégal comme à l’intérieur des pavillons et dans les allées, des jeunes filles et garçons n’hésitent pas à proposer leurs services aux passants espérant avoir une réponse positive.

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