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Filière anacarde et trafic de bois de venne Révélation sur un business juteux

La filière anacarde et le trafic de bois de vène sénégalais, font l’objet d’un pillage en règle qui bénéficie de complicités étatiques. Révélations !

La contrebande de l’anacarde soulève de nombreuses inquiétudes.  Selon les estimations du député Mamadou Lamine Diallo, dans la filière anacarde en Casamance, s’activent quelque 22500 ménages qui  produisent 18 000 tonnes et gagnent 600 000 francs par an et par ménage. A cette production, s’ajoutent 45 000 tonnes provenant de Guinée-Bissau. 30 000 tonnes sont exportées par le port de la Gambie. Hors transport, cette filière génère des marges de l’ordre de 20 milliards par an. Malgré l’imbrication des trois pays, Guinée-Bissau, Sénégal et Gambie, le président du Mouvement Tekki se demande pourquoi l’exportation ne se fait pas par le port de Ziguinchor ! Pourquoi la transformation industrielle de l’anacarde ne se fait pas en Casamance, s’interroge-t-il.

Trafic de vène : les acteurs en Gambie et au Sénégal se partagent 30 milliards par an

S’agissant du trafic de bois de vène des forêts du Nord de la Casamance ‘’difficile à évaluer par nature’’, ses recoupements lui font dire qu’il apporte près de 30 milliards par an que se partagent les acteurs en Gambie et au Sénégal. Il a fallu la pression des environnementalistes pour que les pays occidentaux qui avaient installé Yahya Jammeh à la tête de la Gambie, acceptent qu’il parte en 2017. Ce dernier avait prétendu interdire les exportations à partir de la Gambie en 2016, a révélé Mamadou Lamine Diallo. Qui précise que ce pillage de la forêt de  Casamance est la vraie question politique. Le ministre Haidar a été chassé du gouvernement de Macky Sall à cause de cela, rappelle-t-il, avant de se demander si le tek de la forêt du Sud ne va pas remplacer le vène des forêts du Nord largement décimées. A son avis, la transformation structurelle de l’économie en Casamance, adossée au bon voisinage, est une condition d’une paix durable. A l’en croire, le conflit en Casamance résulte d’une mauvaise gestion des ressources naturelles, la terre et le bois. Rien que cette partie du Sud du pays est dans le trou noir de l’Association des Prédateurs de la République pour 50 milliards par an, a-t-il souligné. C’est pourquoi il demande à l’Assemblée nationale de se doter d’une commission permanente chargée des ressources naturelles ou minérales.

Mouhamadou BA

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