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Fin des plaidoiries Tahibou Ndiaye et Cie édifié le 9 novembre prochain

  • Date: 3 juillet 2015

 Le Président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Henry Grégoire Diop, a clos, hier, les débats dans l’affaire de l’ancien directeur du Cadastre. Ainsi, a-t-il mis l’affaire en délibéré pour jugement être rendu le 9 novembre prochain. C’est après que les avocats de Tahibou Ndiaye ont terminé leurs plaidoiries. 

L’affaire Tahibou Ndiaye, ancien directeur du Cadastre, son épouse et ses deux filles, poursuivis pour enrichissement illicite, pour le premier nommé, et complicité d’enrichissement illicite pour les autres, connaîtra son épilogue le 9 novembre prochain. C’est à cette date que le Président de la Crei, Henry Grégoire Diop, rendra son délibéré dans cette affaire. Mais, hier, les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries. Me Abdourahmane Sô, plus connu sous le sobriquet de Lénine, indiquera que c’est une aberration d’exclure la donation. «Mon client vous a listé ses donateurs, comme étant Fallou Gueye, Serigne Basse Abdou Khadre, Diop Sy, Abdoulaye Wade, Macky Sall, Mbaye Gueye. Et, le montant cumulé des sommes reçues à partir de ces donations ne dépasse pas 460 millions. Cependant, c’est une aberration de dire que le législateur exclut la donation. Ce que l’on interdit, c’est corruption. Ce que l’on interdit, c’est que cette donation ait une contrepartie. La majeure partie des dons dont on a fait état sont des dons manuels», a indiqué la robe noire. Au sujet des 3 milliards de dommages et intérêts réclamés par le parquet spécial et la partie civile, Me Sô parlera d’hérésie de la part de l’Etat, d’autant que tous les immeubles vendus ne faisaient pas 3 milliards. Aussi, accusera-t-il l’Etat de battre monnaie. L’avocat de Tahibou Ndiaye a également demandé à la Cour de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de L’Eta. «La constitution de partie civile exige un préjudice et que ce préjudice découle d’une infraction. Cependant, l’Etat ne peut même pas établir un préjudice matériel réel. C’est la raison pour laquelle je vous demande de déclarer sa constitution de partie civile irrecevable», a-t-il conclu.

Me Borso Pouye : «Ce n’est que de la création juridique»

Poursuivant sa plaidoirie, Lénine a répondu à ceux qui demandent à la Cour de saisir les biens de Tahibou Ndiaye. «Si le condamné est marié, la confiscation ne portera que sur la moitié de ses biens. On vous demande la confiscation de tous ses biens, alors que la loi interdit cela, parce que M Ndiaye est marié», a dit l’un des défenseurs de l’ancien directeur du Cadastre. A sa suite, Me Borso Pouye, fermant le bal des plaidoiries de la défense, déclarera : «Je voudrais vous mettre en garde de ne pas vous méprendre sur tout ce que vous avez entendu ici. Ce n’est que de la création juridique. Par ailleurs, l’humilité de la robe que nous portons ne nous permet pas de dire tout ce que l’on veut. Je me désole que des propos discourtois aient été tenus à l’endroit de ces personnes qui comparaissent devant votre barre et qui sont présumées innocentes.» Poursuivant, Me Pouye dira : «Nous demandons que tous les actes intervenus au-delà des six mois soient annulés. La procédure concernant Tahibou Ndiaye doit être déclarée nulle et de nul effet. C’est à titre subsidiaire que j’aborderai le fond de cette affaire. Je ne pense pas qu’on puisse se fonder sur de simples prêches ou sur de simples suppositions pour asseoir une culpabilité. C’est de médisance de penser que Tahibou Ndiaye n’a que des amis nantis. Tout cela ne contribue pas à démontrer les raisons pour lesquelles on comparait à la barre. Si on a des leçons de morale à donner, il faut aller à la radio, la télévision.» A l’en croire, on a surdimensionné les pouvoirs de Tahibou Ndiaye. «C’est un directeur comme tous les directeurs. On nous demande 3 milliards, sans pour autant dire le préjudice qu’ils ont subi, sans pour autant caractériser ce préjudice. Il impossible de retenir que Tahibou est coupable du délit d’enrichissement illicite qui lui est reproché», a-t-elle précisé, demandant à la Cour de débouter l’Etat du Sénégal de sa constitution de partie civile de relaxer son client des fins de la poursuite, sans peine ni dépens.

Les félicitations de Henry Grégoire

Avant de mettre l’affaire en délibéré pour le 9 novembre prochain, le Président Henry Grégoire Diop a tenu à remercier les membres de la Cour pour la bonne tenue du procès. «Je voudrais d’abord dénoncer certains propos qui ont été tenus à l’endroit de certaines personnes absentes de la salle. Par ailleurs, ce procès n’a rien à voir avec une affaire précédente. Parce qu’il n’y a eu aucun incident et l’ambiance est à saluer. Les avocats ont fait montre de professionnalisme et de courtoisie. C’est pourquoi aucun incident n’a été noté», a-t-il magnifié. Poursuivant, il a félicité le désormais ex-substitut du Procureur Spécial, nouvellement nommé agent judiciaire de l’Etat. «Ça a été un plaisir de travailler avec M. Antoine Diome. C’est un excellent procureur que le parquet spécial va perdre», a-t-il conclu.

Cheikh Moussa SARR

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