ECONOMIE

FINANCEMENT DE LA STRATEGIE NUMERIQUE 2025 Le Sénégal cherche 1300 milliards Fcfa

  • Date: 16 septembre 2016

Les acteurs de la Télécommunication ont introduit hier, la formulation d’un document de stratégie nationale de développement de l’économie numérique, sous la présidence du directeur de cabinet du ministère des Postes et des Télécommunications, Malick Ndiaye. Selon lui, le Sénégal a besoin de plus de 1300 milliards de Francs CFA pour mettre en œuvre, sur 10 ans, sa stratégie numérique.

Le Sénégal occupe presque la 11ème place au niveau africain. En effet, l’objectif du gouvernement est de faire partie des 5 premiers  pays en Afrique, pour renforcer le leadership qu’il assure dans la sous-région dans le domaine des infrastructures et dans le domaine des services. Ces indicateurs mesurent les niveaux, les coûts et le niveau d’éducation des populations. Et pour ce faire, le Sénégal a besoin d’une somme de plus de 1300 milliards de Francs CFA, afin de mettre en œuvre, d’ici 2025, sa stratégie numérique. « Le coût total de la mise en œuvre de la stratégie numérique sur la période 2016-2025, est de 1345,9 milliards de FCFA à financer à 73% par le secteur privé. Le financement du développement se fait par le secteur privé », a fait savoir Mohamed Tidiane Seck, directeur de cabinet du ministère des Postes et des Télécommunications.

Selon lui, la mise en œuvre du plan stratégique devra s’appuyer sur des axes stratégiques tels que le cadre des affaires, les infrastructures, l’utilisation des TIC, en vue de faire en sorte que le numérique puisse être comme levier de croissance dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, etc.

Ainsi, il est ressorti du diagnostic du secteur que le Sénégal est le 1er pays africain pour le poids d’internet dans l’économie. « La branche postes et télécommunication domine le secteur et contribue à 566,9 milliards de FCFA, sur un PIB national de l’ordre de 8149 milliards, soit 6,96% avec plus de 19 000 emplois directs crées dans l’économie formelle en 2015 », a-t-il souligné.

Cependant, M. Seck  de noter que durant l’élaboration de ce document provisoire, l’ensemble des acteurs des télécommunications, de la société civile, les consommateurs, les journalistes, ont été impliqués de manière inclusive et participative afin de recueillir leurs idées et leurs préoccupations pour construire le plan stratégique. «Un programme doit être ouvert et solide. Nous avons des prérequis, c’est la conscience numérique, les problèmes de cybercriminalité et le capital humain (les profils des ressources humaines ne répondent pas aux besoins exprimés par les acteurs du marché) et le deuxième prérequis est la gouvernance », a-t-il expliqué. Lors de cet atelier de partage, Mouhamadou Tidiane Seck a aussi demandé la suppression des barrières à l’entrée de nouveaux acteurs sur le segment de l’accès à l’internet, l’actualisation de la stratégie de développement du service universel et au règlement de la question de l’identité numérique.

4G,  une couverture de 90% d’ici à 10 ans

Sur la question de la 4G, M. Seck estime que c’est une nouvelle technologie  qui nécessite des investissements. En plus, la licence a été accordée il y a  juste quelques mois et le déploiement des services de la 4G vont se dérouler sur un certain nombre d’années. Il est prévu que le Sénégal soit couvert à 65% de sa population dans les 5 prochaines années et 90% d’ici une dizaine d’années .Ce sont des taux assez élevés et ce sont des contraintes de couvertures  qui ont été imposées à l’opérateur à qui la licence  a été accordé ». Donc, progressivement, dans les  années à venir, il va y avoir un déploiement de la 4G qui va se substituer progressivement  à toutes les autres technologies  de téléphonie et même d’accès à internet.

Cependant, il reste aujourd’hui à attribuer la licence aux autres opérateurs pour qu’ils démarrent également le déploiement de leurs infrastructures. A ce stage là, il y a un taux de couverture de la 3G qui est intéressante et de la 2G, permettant à la population  d’assurer le minimum de service téléphonique, en particulier la téléphonie simple.

Khady Thiam COLY

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