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Financement de la santé maternelle : Le Réseau « Siggen Jiggen » outille les agents des collectivités locales

Le réseau « Siggen Jiggen » a formé des agents des collectivités sur les techniques de plaidoyer pour la mobilisation des fonds en faveur de la santé de la mère, de l’enfant et notamment de la planification familiale.

La présidente du réseau « Siggil Jiggen », Safiétou Diop, a décliné les objectifs du programme « Néma » de l’Usaid. L’outil sera utilisé dans plusieurs domaines d’activités. Elle a rappelé que le programme met l’accent sur le plaidoyer en direction des municipalités, des maires en vue de la mobilisation des fonds pour la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant. « Il est nécessaire que les collectivités locales participent au financement de la planification familiale, à la santé maternelle », a plaidé Safiétou Diop. Le volet santé, ajoute-t-elle, est capital pour le développement de la communauté et « nous réseau «siggil Jiggen», sommes membres du consortium « Nema » et devons mettre en ouvre ce programme, dans ces localités. En plus la pérennisation de ce programme est déjà inscrite dans l’agenda de cette organisation ». C’est dans cette logique qu’elle développe une politique active de transfert des compétences. « Au lieu de faire venir le réseau pour plaider, nous venons former des porte-paroles qui vont maintenant se charger du plaidoyer en direction de leurs collectivités respectives », a précisé la présidente du réseau « Siggil Jiggen ». Ce programme va durer cinq ans. Mais le réseau « Siggil Jiggen » souhaite que toute la communauté capitalise les acquis en continuant à se servir des connaissances et des compétences acquises durant le programme. « Nous attendons de ce programme que les décideurs, les leaders, les autorités religieuses et administratives de Touba et de Diourbel s’en approprient pour le perpétuer. Il s’agît d’autonomiser notre communauté, d’autonomiser notre pays, de prendre notre souveraineté en matière de santé », a insisté Safiétou Diop. Evoquant l’implication des religieux comme les imams présents à cet atelier, Mme Diop fera savoir que leur apport est capital. « Ils sont une catégorie de leaders responsables. Nous sommes dans une communauté de foi, c’est pourquoi nous impliquons les femmes leaders, les jeunes et les imams les leaders religieux », dit-elle. Durant la première année de mise en œuvre, le réseau a travaillé avec des postes de santé des communes de Tocky, de Ngoye Aliou Sylla, alors que pour les districts de Bambey et de Mbacké, ce sont les postes des communes de Sadio et de Touba Mosquée qui sont ciblés. Ces interventions ont porté leurs fruits car, selon le point focal du réseau à Diourbel, des municipalités ont accordé des financements pour soutenir les activités de la santé de la mère et de l’enfant. Les communes de Ndoye Aliou Sylla, de Sadio et de Tocky ont respectivement dégagé trois millions de FCfa, un million et 200.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

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