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Financement des infrastructures : Le salut par le partenariat public/privé

Le Sénégal est obligé de recourir à des procédures de concurrence public/privé (Ppp) pour financer ses travaux d’infrastructure et la fourniture de ses biens et services. Un choix qui, aux yeux des partenaires au développement, apparaît comme la voie la plus appropriée pour une utilisation optimale des ressources publiques.

Source : Walf fadjri
Depuis quelques années, le gouvernement du Sénégal a entamé d’importants travaux d’infrastructures. Toutefois, la consistance des besoins de leur financement appelle à une ouverture des pouvoirs publics au secteur privé, d’autant que les seuls fonds publics ne pourraient couvrir de tels efforts.

Cependant, affirme le directeur par intérim de Usaid au Sénégal, Peter Tranchard, hier, à l’ouverture de l’atelier sur les opportunités d’investissement dans les infrastructures et la fourniture de biens et services par le biais de partenariat public/privé, les conditions de succès des programmes Partenariat public/privé (Ppp) appellent à la mise en œuvre d’un environnement des affaires favorable à l’investissement privé, avec l’application des meilleures pratiques de gouvernance publique et privée, l’instauration de la transparence et de l’état de droit qui protège les droits du secteur privé.

Sous ce rapport, croit-il, le Sénégal est obligé de recourir à des procédures de concurrence public/privé (Ppp). Un choix qui, à ses yeux, apparaît comme la voie la plus appropriée pour une utilisation optimale des ressources publiques. Et étant à la croisée des chemins dans sa stratégie de croissance accélérée, ses choix stratégiques seront déterminants quant aux possibilités pour le pays de réaliser ses objectifs de croissance et de développement. Et la crédibilité de la Stratégie de croissance accélérée (Sca), indispensable à la réduction de la pauvreté, dépendra, dans une large mesure, de l’effectivité de l’exécution du calendrier des réformes qui lui est associée.

Dans la foulée, le directeur du Programme croissance économique de l’Usaid au Sénégal, Mme Regina Brown, estime que le déficit d’infrastructures dans la plupart des pays en développement constitue une contrainte majeure à la croissance économique et à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Cependant, fait-elle savoir au cours de cette rencontre présidée par le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Abdoulaye Fall, si l’introduction du Ppp dans les domaines des infrastructures et de la fourniture des services est à encourager, il convient de prendre en compte toutes les contraintes afin de maximiser les chances de son succès au Sénégal.

A ce niveau, elle a rappelé que la communauté des bailleurs de fonds ainsi que beaucoup d’opérateurs du secteur privé restent aujourd’hui très préoccupés par la lenteur observée dans la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’émergence d’un environnement des affaires de classe internationale que le gouvernement cherche à mettre en place. Et pour appuyer cet engagement du gouvernement, les partenaires au développement avaient transmis au Premier ministre une correspondance en 2005, recommandant la mise en œuvre de 30 mesures articulées autour de huit thèmes.

Il s’agissait de la qualité des infrastructures, la fiscalité, l’environnement judiciaire, l’accès au foncier, la lutte contre la corruption, la législation du travail, la promotion et le financement des petites et moyennes entreprises et le pilotage et la coordination des réformes. Et c’est avec le cœur gros que les partenaires au développement constatent que la plupart des mesures préconisées n’ont pas été exécutées, mais s’ils restent ouverts à un dialogue avec le gouvernement pour une accélération du rythme des réformes préconisées.


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