30 septembre, 2014
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FLORAISON DES BOITES DE NUIT ET DANCINGS AUX ALMADIES Les députés en croisade contre les lieux de débauche

FLORAISON DES BOITES DE NUIT ET DANCINGS AUX ALMADIES Les députés en croisade contre les lieux de débauche

Les députés ont déploré la multiplication des bars et dancings dans la zone des Almadies, hier, lors du vote du budget du ministère de l’intérieur, puisque ces derniers bouchent la circulation, selon eux. Le ministre a promis de sévir et a annoncé que les manifestations publiques qui se tiendront au-delà de 23h, seront soumises à une autorisation.
Les députés ont demandé au ministre de l’intérieur de prendre des mesures quant à la floraison des boites de nuit et autres bars qui ont, ces dernières années, poussé comme des champignons dans le quartier des Almadies. Les députes ont surtout noté que les populations souffraient qu’à partir de 5 h du matin, il devenait impossible de circuler dans cette partie de Dakar. Selon eux, cette même confusion règne dans la banlieue, vers Yeumbeul et Keur Massar, où les bars clandestins se multiplient. A cela s’ajoutent, poursuivent-ils, les « Mbapatt » (séances de lutte sans frappe), où les populations se sentent laissées à elles-mêmes, du fait d’agresseurs qui agissent en toute impunité.

Le ministre a assuré qu’une instruction sera donnée aux autorités administratives, pour que la tranquillité publique soit respectée, ajoutant, par ailleurs, que les manifestations publiques qui se tiendront au-delà de 23 h, seront soumises à une autorisation. « Il y a plusieurs sortes de manifestations, des spectacles, des chants religieux, des soirées dansantes qui, même si elles sont soumises à des règlements différents, seront soumises à autorisation, si elles devront se tenir au-delà de 23 h », a dit Pathé Seck, ministre de intérieur. Le Général est, par ailleurs, revenu sur la question de la consommation de boissons alcoolisées, tout en invitant les élus locaux et les populations à aider les services de l’Etat dans l’identification et la localisation de ceux qui s’adonnent à cette pratique, pour que les services de sécurité puissent les appréhender.

Les députes ont adopté, pour finir, le budget du ministère de l’Intérieur qui passe de 48 milliards 67 millions en 2012, à 50 milliards 78 millions de francs, en 2013.

Mamadou DIOUF

REWMI QUOTIDIEN