téléchargement (1)

Flou sur la mort des pèlerins sénégalais- L’Ucs dénonce l’amateurisme de l’Etat

 L’Union centriste du Sénégal du président Abdoulaye Baldé suit de tout près les éléments malheureux de Mouna en Arabie Saoudite. En effet, selon Abdou Diouf, porte-parole de l’Ucs, le gouvernement du Sénégal a montré ses limites en n’étant pas capable de donner le chiffre exact des victimes.

Jusqu’ici le gouvernement du Sénégal n’a pas encore donné le nombre exact de victimes sénégalaises, suite à la bousculade de la ville sainte de Mouna, en Arabie  Saoudite. Mais n’empêche que le gouvernement avance chaque jour un chiffre.

Pour Abdou Diouf, porte-parole, «les chiffres avancés sont jusque-là faux et malheureusement, on doit s’attendre à d’autres révélations. Et pis on ne fait même pas l’effort de vite revenir à  hauteur des événements. Ceci montre l’amateurisme de cette commission chargée pourtant de veiller sur les conditions de séjour des pèlerins sénégalais mais démontre suffisamment la responsabilité de l’Etat par rapport à l’angoisse que vivent les familles  sénégalaises restées au pays de la Téranga », a-t-il dénoncé.

Hier, un chiffre de 14 morts a été avancé sans plus de précisions, pendant que d’autres sources avancent le nombre de 25 décès.

Le porte-parole de l’Ucs dira que cette confusion serait liée au manque de professionnalisme de la commission. « L’Etat du Sénégal n’est pas en mesure de repêcher tous les décès  liés  à cette catastrophe encore moins d’identifier le nombre exact de blessés! Cela traduit la négligence avec laquelle la question de la sécurité des citoyens est traitée. Et surtout qu’il évite après tout de justifier ces morts par le statut de La Mecque. On ne lui demande pas de gérer notre foi mais plutôt notre sécurité et notre honneur ».

L’Union centriste du Sénégal, par la voix de son président, Abdoulaye Baldé et toute sa formation politique  compatissent auprès des familles des victimes. Par ailleurs l’Union centriste du Sénégal  appelle l’Etat  à plus de vigilance sur ses citoyens, « à s’acquitter davantage de son devoir de veille sur sa population aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières et à s’intéresser  aux conditions de vie et d’existence des uns et des autres, sans tenir compte des différences d’obédiences politiques qui, d’ailleurs, loin de constituer un obstacle, sont une véritable force pour notre pays. Nous avons assez compté de morts d’hommes  ces dernières décennies. »

Ibrahima Khalil DIEME

Voir aussi

telechargement-1

VISITE D’ETAT DU PRESIDENT SALL EN FRANCE- Ce que fera Macky à Paris

Le président de la République du Sénégal effectuera, du 19 au 21 décembre, une visite …