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Force des électeurs non affilié à un parti politique- Quand Macky Sall oublie les véritables militants ?

Le président de la République a été élu par les Sénégalais. Il a envoyé à une retraite anticipée, tous ceux qui convoitaient le fauteuil présidentiel. Macky Sall a été plébiscité par de véritables militants, c’est-à-dire ce petit peuple qui ne court pas derrière des postes. Des électeurs qui ont dit non à l’indifférence, non à l’impunité, oui à l’espoir et à un autre Sénégal. Des électeurs anonymes. Ils sont « xosluman », retraités, ménagères, étudiants, élèves, mécanos, plombiers, bref ils sont dans les petits mais pas sots métiers. En 2012, ils ont voté pour Macky Sall pour que leurs lendemains changent. Un autre air pour leur permettre de souffler.

Des anonymes qui attendent un autre Sénégal. Des « xosluman » qui ne sont pas sur le fichier des services de sécurité. Ils émargent à Mbeubeuss et ne veulent pas répondre présents à Reubeuss. Ils ne rechignent pas au travail. Ils veulent survivre. Que ce soit dans la vente de bouteilles usagées, de réparations, de porte à porte. Pour juste vivre.  Comme ces tailleurs dans les marchés. Ils attendent impatiemment, la réduction des factures d’électricité. Le loyer qui les étrangle.  La taxe municipale qu’ils doivent payer, tous les jours. Alors qu’ils n’ont pas de commodités. Devant leurs machines, c’est l’espoir. Ce sont souvent des pères de famille, jeunes qui préfèrent s’investir au Sénégal. Et ne pas embarquer dans de embarcations de fortune. Ils sont souvent issus de familles démunies. Les maigres revenus sont injectés dans la dépense quotidienne. Avec au bout, juste un repas qu’ils partagent rarement avec la famille. Ces Sénégalais ne peuvent pas courir, derrière les banques traditionnelles ou les micro-finances. Ils ont besoin, quelque fois, juste de 200 000 francs, pour souffler un peu. De voir un peu d’éclaircies. Du côté de la Maison Blanche, avec tous ces avantages sociaux dont on parle et qui ne se pointent pas à l’horizon. Parmi ces militants qui ne cherchent pas audiences ou postes, il y a les retraités. Des sexagénaires et plus qui ont beaucoup servi le Sénégal. Un troisième âge qui attend de meilleures conditions de vie. Ils ne sont pas loin, des hospices, les retraités sénégalais. La santé fébrile, la longue attente pour recevoir quelques billets, la maigre mais indispensable participation aux besoins familiaux. À cause de cette progéniture composée d’élèves ou d’étudiants toujours à la quête d’un premier job. Des jeunes qui passent beaucoup plus de temps à faire des photocopies et légalisations. Ou des concours où il faut des frais de participation. 5000 à 10000 francs, pour des familles sans moyens.

Mais le président de la République qui cherche un second mandat doit s’ouvrir à ces mécaniciens, plombiers. Une panne d’eau même à la Maison Blanche portera la marque de ce spécialiste des vannes. Avec sa trousse, ses outils primaires, il fait des miracles. Il a besoin de se perfectionner, d’avoir une pension ou des revenus conséquents. Même son de cloche, chez les ménagères. Aujourd’hui le prix du piment vert est de 5000 francs. Ce piment goana. Les poissons, les crustacés ne sont plus à la portée des petits porte-monnaie. Aujourd’hui, le plat traditionnel sénégalais connaît une métamorphose. Le mérou se fait rare. Aller au marché est difficile pour des ménagères. Elles attendent souvent l’heure où le soleil est au zénith, pour y aller. Pour racheter ces espèces pélagiques qui ne seront pas congelés.et il faudra for marchander pour pouvoir faire bouillir la marmite.

Et ce sont ces électeurs que les grands responsables vont demain, sensibiliser, rouler dans la farine. Pour quelques mètres de tissus, un aller retour dans un ndiaga Ndiaye, des banderoles et tee-shirts. Attention seulement aux chiffres 19 et 23…

Ndèye DIAW

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