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Formation professionnelle 1000 jeunes insérés dans le marché de l’emploi

Le Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, a signé hier un accord de partenariat avec l’entreprise MHl. Une occasion pour le Directeur de l’apprentissage, Ousmane Adama Dia, de souligner que ce partenariat va permettre à 1000 jeunes de bénéficier d’une formation et d’une insertion.

 «Cette cérémonie de signature de partenariat est l’aboutissement d’un long processus de négociation, d’échange et de travail avec une grande entreprise qui intervient dans plus de 90 pays dans le monde. Au terme de ce travail avec l’équipe de MHl et les agents de la direction de l’apprentissage, nous avons abouti à une convention qui va consacrer une collaboration forte entre nos deux structures », a déclaré Ousmane Adama Dia, Directeur de l’apprentissage au Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Et ajoute que ce sont des milliers et des milliers de jeunes qui sont dans leurs ateliers artisanaux et qui les accueillent à travers ce que nous appelons l’apprentissage rénové.

Selon lui, cela signifie qu’ils sont en train de donner corps à la vision du Président de la République Macky Sall, qui a eu l’ambition de porter la formation professionnelle et technique au rang le plus élevé. Parce qu’étant convaincu qu’on ne peut développer un pays sur tous les plans sans avoir une main d’œuvre qualifiée, sans développer la compétence des jeunes. « C’est pourquoi nous avons opté non pas pour la formation, mais pour l’insertion parce que traditionnellement, on forme les jeunes et ensuite on essaie de les insérer. Mais cette fois-ci, nous allons former et insérer tout de suite. Nous formons les maitres d’apprentissage en pédagogie, nous qualifions les jeunes, nous leur donnons des formations techniques, une formation complémentaire dans les centres ressources et avec des compétences de vie qui leur permettent de monter leur entreprise ou d’aller vers l’emploi salarié ou vers l’auto emploi. Mais nous, quand nous parlons de l’apprentissage, on est plus porté vers l’auto-emploi, on est vers l’insertion », a-t-il fait savoir.

Ainsi, M. Dia de souligner que le projet de formation et d’insertion s’inscrit dans la réforme profonde du système de formation professionnelle technique, dont l’apprentissage constitue un des leviers essentiel parce qu’on a plus de jeunes dans nos ateliers artisanaux. « Nous apportons notre contribution en tant que direction de l’apprentissage. Etant investis de la mission régalienne de porter le politique apprentissage de l’Etat, nous avons donc estimé que nous devrions contribuer à la mise en œuvre de ce programme majeur qui est un programme éminemment stratégique et qui va résoudre la problématique d’adéquation de la formation-emploi, puisqu’au cœur des dispositifs de formation, nous mettons l’entreprise », a-t-il dit.

Mohamadou Mactar Diagne, Président Directeur général de MHL groupe, basé à Montréal, soutient que sa structure a des projets un peu partout dans le monde. « On est présent aujourd’hui dans plus de 80 pays et nos métiers phares sont les techniques de construction, que ce soit le traditionnel comme les nouveaux types de construction qui existent aujourd’hui dans le monde », a-t-il fait savoir.

Pour M. Diagne, la particularité de ce projet est qu’aujourd’hui, ils prennent ce qui existe dans ce pays et essaient de le performer. Aujourd’hui, dans tous les chantiers, il y a des ouvriers, des maçons qui travaillent dans des conditions qui ne sont pas souvent décentes. Aujourd’hui, ce projet va rendre tous ces ouvriers qualifiés avec un travail décent et une énumération décente. « Un gap extraordinaire au niveau ressource existe aujourd’hui dans les projets immobiliers. La plateforme que le ministère nous donne nous permet d’avoir des ouvriers  qui ont déjà de « no how » dans le domaine. Ça nous permet de prendre ces agents et de les performer, de leur donner de nouvelles techniques, de leur faire comprendre comment est-ce qu’il faut s’organiser dans ce genre de projet pour pouvoir avoir les résultats que nous escomptons. Aujourd’hui,  le ministère nous met une plateforme pour pouvoir développer notre projet, mais avec les Sénégalais », a-t-il laissé entendre.

Khady Thiam COLY

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