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Forum de Dakar sur la paix et la sécurité- le terrorisme, l’ennemi commun numéro un

La 4ème édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, s’est ouverte hier. Les présidents rwandais, Paul Kagamé, et malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ont fait le déplacement, à l’exception du président Togolais Faure Gnassingbé.

Cette année, la quatrième édition du Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique est consacrée aux « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ». Durant deux jours, 800 personnes – militaires, experts, diplomates, militaires et des civils (chercheurs, universitaires et experts) – vont se pencher sur cette problématique de terrorisme. Selon les organisateurs, la situation sécuritaire en Afrique devient capitale avec la montée en puissance des groupes terroristes. L’Union africaine estime que la liste de groupes qualifiés de terroristes et opérant sur le sol du continent ne cesse de s’allonger. Environ seize groupes seraient actifs à nos jours. C’est pourquoi il a été question de sécurité intégrée, autrement dit des moyens de travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme. Comme lors des trois précédentes éditions, Macky Sall a ouvert les travaux de ce Forum. « Les défis sécuritaires auxquels nous faisons face sont nombreux et complexes. Leur prise en charge nécessite donc des réponses diverses et complémentaires : évidemment avec une riposte militaire, mais celle-ci doit impérativement être accompagnée d’une réponse globale et solidaire pour ne laisser aucun sanctuaire aux groupes terroristes », a martelé le président Sall. Avant d’ajouter : «la riposte militaire sur le terrain contre les groupes terroristes est vitale. Nous ne pouvons pas laisser le champ libre à des forces dont le seul objectif est de semer la mort et le chaos.» «Or, le risque aujourd’hui et pour les années à venir, c’est de voir des terroristes vaincus ailleurs chercher des zones de repli en Afrique pour y poursuivre leurs activités criminelles en s’attaquant aussi bien aux populations locales qu’aux intérêts étrangers », a souligné Macky Sall. A l’en croire, « ce serait une erreur fatale de sous-estimer ce risque, ou de penser que le déplacement du spectre du terrorisme vers une zone donnée mettrait les autres à l’abri ». « Le terrorisme et ses causes doivent être traités partout avec la même détermination et le même ordre de priorité. C’est cela aussi l’approche intégrée. Tant qu’il reste une zone de vulnérabilité, nous continuerons tous d’être exposés à la menace’’, a-t-il insisté. A ses yeux, « pour que la riposte sur le terrain soit efficace et cohérente, il faut des forces de défense et de sécurité suffisamment formées et entrainées ; suffisamment équipées et dotées de mandats clairs et robustes. Ce qui pose encore une fois la question des missions de paix des Nations unies ».

Kagamé et IBK plaident pour des réponses inclusives

À ses côtés figuraient ses homologues rwandais et malien, Paul Kagamé et Ibrahim Boubacar Keïta. Le premier, futur président en exercice de l’Union africaine (UA), à partir de janvier prochain, a lui aussi insisté sur la nécessité d’apporter des réponses inclusives, « impliquant tous les citoyens », aux problèmes sécuritaires qui menacent le continent. IBK a, lui, rappelé qu’il ne pouvait y avoir de sécurité sans développement, et vice-versa. Il a également salué la ‘’pertinence’’ du G5 Sahel dont la force conjointe a lancé début novembre sa première opération aux frontières du Mali, du Burkina Faso, et du Niger.

Faure Gnassingbé désiste à la dernière minute

Initialement attendu lui aussi, Faure Gnassingbé, qui devait être présent en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a annulé sa participation à la dernière minute. Aucune raison officielle n’a été avancée par les organisateurs, mais le président togolais, qui fait face à une vive contestation ces dernières semaines, a finalement préféré rester à Lomé.

La recette de Paris pour l’Afrique
Parmi les autres personnalités présentes, on peut noter Florence Parly, la ministre française des Armées. Paris fait en effet partie des premiers soutiens du Forum de Dakar, dont l’idée était née lors du sommet Afrique-France de l’Élysée, en décembre 2013. ‘’Il faut laisser l’Afrique parler d’elle-même pour qu’elle trouve elle-même les moyens d’assurer sa propre défense. En bref, il faut trouver en Afrique les solutions pour l’Afrique’’, a notamment insisté Florence Parly, tout en rappelant que la France ‘’n’abandonnait pas’’ pour autant ses partenaires africains. Florence Parly a appelé à un renforcement de la coopération, en prenant l’exemple de la force G5. ‘’Nous discuterons d’une sécurité intégrée. Je crois que c’est la clé qui permettra la sécurité et la paix en Afrique, une sécurité africaine pour l’Afrique’’. Dans la foulée de cette cérémonie d’ouverture, plusieurs ateliers et panels seront consacrés à des enjeux variés, comme les solutions intégrées à apporter aux défis sécuritaires, l’amélioration des dispositifs de maintien de la paix, ou encore la lutte contre le financement du terrorisme.

M BA

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