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Forum pour le développement durable- L’Association Action citoyenne pour une conservation des zones humides

Le FDD est une initiative consistant à mettre en place un cadre de concertation pour notamment faire des plaidoyers, sensibiliser les populations, les autorités et dérouler des programmes d’activités pour une gestion durable des ressources naturelles. Cette 2ème édition fut l’occasion pour L’Association Action citoyenne de faire appel à l’Etat pour une meilleure conservation des zones humides.

« On s’est réuni pour la célébration de la journée internationale des zones humides, sous le thème « les zones humides, pour un avenir urbain durable. C’est que depuis la création de notre association, nous avions l’habitude, chaque 1er février, en marge de la journée internationale, d’organiser un forum qui est un peu axé sur la gestion intégrée et participative des ressources naturelles », a d’emblée déclaré Ibrahima Hann, président de l’Association Action citoyenne. Selon lui, la particularité de cette année est que maintenant, on y a inclus certaines institutions comme le Ministère de l‘Environnement, la Direction de l’Horticulture et les Organisations communautaires de base, ainsi que les ONG qui évoluent dans les domaines de base de la conservation de l’environnement, qui se sont réunis autour d’un cadre de concertation pour ensemble essayer de commémorer la journée internationale des zones humides.

Et concernant le choix du site du Technopole, le Président de noter que c’est parce que le site est confronté à de nombreuses agressions. Car, dit-il, certains promoteurs privés sont en train de remblayer les plans d’eau pour y ériger des ouvrages. En plus, il y a aussi d’autres qui sont mal intentionnés qui veulent seulement détruire l’écosystème alors que ce milieu a un rôle fondamental à jouer dans le cadre de la conservation de l’environnement. « Vous savez que même les eaux qui sont drainées durant la saison des pluies convergent vers cette zone du Technopole, c’est ce qui permet au moins d’amoindrir le problème des inondations », a-t-il fait savoir.

Alassane Ba, environnementaliste à l’ISRA, de développer que le Président avait demandé son Premier ministre de sortir un arrêté, lorsque les tracteurs du puissant Serigne Mboup étaient venus pour lutter contre les plantes de salade, pour dire que la zone des Niayes de Pikine est protégée. Ce qui a été fait. « Maintenant, quand on voit qu’il y a des gens qui amènent des camions de gravats, on ne peut pas me dire que le préfet de Pikine n’est pas au courant. C’est impossible, il est ici dans la cité Technopole. Vous avez-vous même constaté comment toute la zone est agressée, je me dis donc qu’il y a quelque chose qui cloche. Le Président de la République dit d’arrêter d’agresser la zone des Niayes et les gens continuent à verser des camions de gravats. Il y a quelqu’un qui n’a pas fait son travail, et ce qui est sûr, c’est que l’administration déconcentrée n’a pas fait son travail, en l’occurrence le préfet, le sous-préfet et aussi les maires », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Ndèye Yacine Guèye, représentant du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rurale, de souligner que le but de ce forum est de sensibiliser les acteurs à mettre en œuvre des activités génératrices de revenus, capables de contribuer à la sécurité  alimentaire et au développement durable. « Le secteur horticole présente aujourd’hui de réelles potentialités et opportunités confirmées pour une large gamme de produits à forte valeurs ajoutée, répondant à la demande des marchés nationaux, sous régionaux et internationaux », a-t-elle dit. Selon elle, l’objectif de ces organisations doit résider à fédérer tous les membres, à cultiver la solidarité et l’assistance entre eux, à défendre leurs intérêts économiques et moraux, à faciliter l’exercice de leurs activités économiques de productions, collectives ou individuelles et améliorer leurs conditions de vie, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte de la sécurité alimentaire. « Cependant, cela ne peut se faire qu’avec un changement de comportement, une légitimité, une représentativité et l’autonomisation de nos organisations de producteurs qui s’inscrit dans une dynamique d’interprofession reconnue juridiquement par l’acte uniforme de l’OHADA », a laissé entendre Mme Guèye.

Khady Thiam COLY

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