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FORUM INTERNATIONAL SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ «Lorsque les crises éclatent, elles sont souvent difficiles à résoudre»

  • Date: 10 novembre 2015

1000 participants. Venus de différents pays européens, asiatiques, africains, pour ensemble apporter des solutions face aux problèmes qui minent le vieux continent. Déjà sur les rampes du développement. La montée du terrorisme, les nouveaux fléaux comme la pauvreté, le chômage, les migrations, la croissance sont autant de thèmes qui seront débattus pendant ces 48h. Le Dr Cheikh Tidiane Gadio, l’initiateur de ce rassemblement, a lancé pour la seconde fois le Forum annuel sur la paix et la sécurité en Afrique. Une tribune offerte pour Macky Sall qui a demandé «une formation des élites qui s’intéressent aux discours religieux».

Ils sont venus en masse pour assister à la rencontre. Le Méridien, tel un quartier général des forces de sécurité. Des militaires en treillis, des gradés de la police, de la gendarmerie, des représentants de plusieurs pays amis du Sénégal, prêts, pour ensemble affiner des stratégies face à ces périls.

«Il n’ya pas d’État islamique en Afrique de l’ouest», lance le Dr Cheikh Tidiane Gadio. L’initiateur du Forum paix et sécurité en Afrique se veut clair. Ce «forum panafricain où les Africains doivent être en première ligne» a été une occasion, pour les partenaires au développement, les hautes autorités, les diplomates, les forces de défense, la presse, de réfléchir sur les fléaux de l’heure.

C’est ainsi que Macky Sall a rappelé que « lorsque les crises éclatent, elles sont difficiles à résoudre ». Le Président sénégalais de poursuivre en ces termes : «Le terrorisme a tendance à se sanctuariser en Afrique», tout en demandant une autre approche en ce qui concerne «les formes traditionnelles de maintien de la paix». Des missions de la paix qui demandent plus de moyens face à «des gens surarmés, sans foi, ni loi». En outre, il a préconisé «une formation des imams en rapport avec les pays qui ont le même modèle. Pour un islam plus tolérant qui s’adapte à ce que nous sommes».

Pour lutter efficacement, il faut, dira le Chef de l’État sénégalais, «renforcer la collaboration entre les services en matière de renseignement, avec une surveillance de la criminalité transfrontalière, donner des perspectives à la jeunesse africaine, développer un discours philosophique et théologique ». Face à ces fléaux « qu’aucun pays à lui seul ne peut éradiquer». Et tout ce qui « touche le continent affecte d’autres pays ». Des fléaux qui naissent souvent de la «pauvreté».

Se prononçant sur l’envoi des troupes africaines sur les terrains de conflit, Macky Sall a demandé plus d’humanisme. Certaines troupes «étant obligées de faire 1200 km pour rallier Kidal, par la route».

Concernant la coopération, le Président sénégalais demande une meilleure implication des autres pays à l’image de la France, «parce que les budgets sont souvent importants». Et que certaines missions de paix comme celles où on attaque les casques bleus, «l’on change les mandats».

Les différents intervenants sont tous unanimes sur ce fléau qu’est le terrorisme. «Une réalité sur le continent». L’Afrique avec une «porosité de ses frontières » qui est un avantage pour l’ennemi. Et comme le dira cet ancien général français «gagner la guerre ne suffit pas, il faut gagner la paix et qu’il n’y a pas de développement sans sécurité et vice versa».

Ndèye DIAW

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