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Franc cfa: Des économistes misent sur une réforme en place d’accords avec la France

Le Think Tank, l’Afrique des ides, a tenu une conférence publique sous le thème : « Agenda pour une réforme du F CFA ». Le rapport produit à cet effet fait ressortir qu’il faut penser à réformer plutôt que de réfléchir sur des accords avec la France.

 

La polémique sur le débat lié au Franc Cfa a été le thème d’une conférence organisée par le Think Tank, l’Afrique des ides, qui a produit un rapport datant de janvier 2019. Les initiateurs ont apporté leurs contributions sur cette polémique. Selon le représentant résident de ladite structure, Mouhamedou Moustapha Mbengue, depuis quelques années, ce débat vif et passionné sur la nécessité de sortir du franc cfa est devenu une demande croissante de l’opinion publique. « Ce débat n’est pas nouveau mais vieux, car des ouvrages ont été publiés en 1980 mais, tout de même, l’ampleur reste nouveau. C’est une mauvaise connotation françAfrique car 80% des personnes prônent que les pays membres aient une monnaie commune et 80 autres évoquent la possibilité des réformes. Seul 26% sont favorables au Franc cfa », dit-il. Et de renchérir : « L’on note des risques liés à une absence de réforme car l’opinion a du mal à comprendre l’intérêt pour nos Etats de rester dans un accord monétaire qui les oblige à déposer la montée des réserves au trésor de l’ex-colonisateur et à recentrer les représentant au sein des organes de décision plus le nom est lié par lafabrication puisque la radicalisation des mouvements de contestation et d’ouvrir la voie aux populistes sans disposer desmoyens nécessaires à la mise en place d’un meilleur système monétaire. Le sentimentest que la croissance est capturée pour des grandesentreprises et les élites politico-économiques qui rapatrient leur revenue ». A l’en croire, les effets du système monétaire actuel démontrent une performance économique qui contraste entre zone franc et le reste del’Afrique. « L’inflation est plus grande en zone franc. Ce sont des effets non négligeables », fait-il savoir. Il propose des réformes, à savoir de réviser les effets de la politique monétaire et faire évoluer les aspectssymboliques avec le  plus grand rôle des banques centrales en financement de l’intégration régionale pou eux en financement ou servant de garantie à des prêts pour la construction des infrastructures sous-régionales (chemin de fer, port autoroute), faire changer le fabricant de la monnaie au projet d’un prestataire privé à travers un appel d’offres, changer la dénomination de la monnaie qu’il soit moins colonial et la fabrication sur place qui est risqué mais possible avec les conflits de souveraineté.

 

« Il faut penser à réformer plutôt que de réfléchir sur des accords avec la France »

Pour l’économiste Mouniry Ndiaye, il faut penser à réformer plutôt que de réfléchir sur des accords avec la France. « L’inflation est nettement maitrisée dans les pays de la zone Franc, comparativement aux autres économies d’Afrique subsaharienne. Une performance non négligeable dans les pays pauvres ou la réduction de l’incertitude fait d’attirer les investisseurs, couplée au maintien et à l’amélioration du pouvoir d’achat des populations sont essentiels », renseigne M. Ndiaye. Il souligne que les balances commerciales sont déficitaires en raison d’un manque de diversification des économies impossibles à la faiblesse des structures de production partagé par l’écrasante majorité. Dans ses propositions, figurent l’accroissement du financement de l’intégration régionale en utilisant une partie des réserves monétaires et les opérations d’open-market pour financer des infrastructures régionales ou pour servir de garantie à des prêts, ne plus faire fabriquer la monnaie par la banque de France, mais par un prestataire choisi à l’issue d’un appel d’offre. Il est d’avis qu’idéalement, le lieu de fabrication devrait être externe à la zone franc pour éviter les risques de conflits politiques. « Il faut renommer la monnaie commune de manière à lui enlever toute connotation coloniale », martèle Mouniry Ndiaye qui indique que rien que le fait que les activités de seigneuriage échappent aux Etats concernés, est considéré comme un manque à gagner important. Selon les initiateurs de ce rapport sur le F Cfa, ce document rapport apporte une nouvelle niche de décrispation de cette question. « Ces propositions peuvent servir de bases transitoires vers l’autonomie. Il faut tout de même faire un focus sur le commerce intra-zone franc dont l’augmentation pourra significativement atténué les effets néfastes. Ce commerce est de 12% dans l’Uemoa et à peine 2% dans la CEMAC », fait-il remarquer.

Ngoya NDIAYE

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