En 2011, il avait mis un terme à sa carrière politique, marquée par une part d’ombre liée à ses activités au sein de services d’ordre parallèles, ses réseaux africains et ses démêlés judiciaires. Il était apparu la dernière fois en public le 30 mai pour le congrès fondateur des Républicains.

«Il est toujours resté fidèle à son engagement gaulliste dans la Résistance contre l’occupant nazi. Pour lui, la politique était un combat au service de la France, dans la fidélité à ses compagnons, dans le respect de ses adversaires dès lors qu’ils étaient animés, comme lui, par la conviction et le courage» écrit sa famille dans le communiqué cité par Le Point. Au mois de mai dernier, deux ans de prison avec sursis avaient été requis contre lui dans le cadre de l’affaire de la fondation d’art Hamon, le point d’orgue de quinze ans de déboires politicojudiciaires que nous résumions ici.

Encore récemment, en octobre 2014, Pasqua n’hésitait pas à critiquer à l’antenne d’Europe 1 l’ambiance et le manque d’idée de sa famille politique, alors appelée l’UMP.

Réactions

Les politiques se sont empressés de rendre hommage à Charles Pasqua sur les réseaux sociaux.

L’ancien Premier ministre et maire de Bordeaux a par la suite écrit : «nous avons aux côtés de Jacques Chirac mené bien des combats ensemble. Puis nos routes ont divergé. Mais sa personnalité m’impressionnait»

«Tristesse d’apprendre que Charles Pasqua est décédé. Un grand français est mort. Un grand serviteur du gaullisme. Un grand politique.» a écrit pour sa part le député LR Gérald Darmanin. Côté Front National, Florian Philippot a fait part de sa «tristesse», et évoque «un grand patriote».

Liberation.fr