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FUTURES ELECTIONS EN VUE L’opposition toujours désorganisée

Après le référendum en mars dernier, le Sénégal va organiser, sous peu, l’élection des conseillers devant siéger au niveau du Haut Conseil des collectivités locales.

D’autres élections autrement plus importantes pointent le doigt à l’horizon. Il s’agit, notamment des législatives en 2017 et de la présidentielle en 2019.

Le pouvoir rencontre beaucoup de contradictions dans sa logique de « gagner ensemble et gouverner ensemble ». Le parti au pouvoir l’Apr pêche par un manque de structuration. La coalition Benno Bokk Yakaar s’est affaiblie du fait des contradictions internes que rencontres certaines des formations politiques qui la composent. Toutes ces questions et bien d’autres font ; tous les jours, l’objet d’analyses d’observateurs aigris qui offrent ainsi, à la formation au pouvoir, l’opportunité de revoir sa copie et de s’amender avant les dates importantes indiquées supra.

Toutefois, tout le monde semble oublier l’opposition. Contrairement aux années passées notamment sous l’ère Wade où l’opposition était regroupée autour d’une forte coalition même si celle-ci a fin par s’éclater, les partis ou forces politiques qui désirent en découdre avec Macky en 2017 et en 2019, ne parlent pas le même langage.

Pis, chacun pêche pour sa chapelle. Nous ne comprenons pas pourquoi après quatre ans de gestion du pouvoir de Macky, les différents partis d’opposition n’ont pas encore trouvé un cadre de concertation, de dialogue afin de peaufiner les stratégies de lutte. Comme de par le passé. Aucune coalition n’a été mise en place. Le leader de Rewmi, Idrissa Seck en avait annoncée une qui n’a même pas vu le jour. Les autres ne semblent pas être préoccupés par cette donne. Personne n’en parle aujourd’hui.

Pourtant sont en droit de se demander ce que font les Gackou, Abdoul Mbaye, Pape Diop, Cheikh Bqmba Dièye , Idy, Baldé, Ousmane Sonko, etc., pour venir à bout du régime de Macky Sall.

Certes, nous savons que chacun de ces leaders fait tout ce qui est en son pouvoir pour massifier son parti, convaincre l’opinion d’allier sa cause en tournant le dos au régime, mais cela ne suffit pas.

Il faut qu’elle montre à l’Etat qu’elle est là, organisée et combattive. Mieux, il faut qu’elle apprenne à parler le même langage, à épouser, ensemble les mêmes préoccupations et surtout à être solidaires.

Par exemple sur l’affaire Abdoul Mbaye qui s’est vu retirer son passeport, un réel élan de solidarité n’a pas été ressenti même si cela n’a pas été le cas pour l’affaire Sonko du nom de ce haut fonctionnaire des impôts suspendu et traduit devant le Conseil de discipline pour violation de l’obligation de discrétion.

Pis, le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui devrait en être la locomotive, se contente d’un statut où personne ne sait si elle est prête à s’opposer ou à collaborer. Depuis la libération de leur candidat déclaré à la prochaine présidentielle, le parti a donné peu de signe de vie ou de vitalité. L’exil de Karim au Qatar a désarçonné tout le monde surtout quand des velléités de rapprochement avec l’Apr avaient été notées. Mais, depuis quelques jours, les critiques contre Macky ont repris de plus belle. C’est à ne rien y comprendre.

A cette donne, il faut y ajouter sa conséquence, à savoir, l’absence de stratégie face au régime. Jusqu’ici, l’opposition ne fait que répondre au coup par coup. Elle réagit aux initiatives du pouvoir et a du mal à anticiper les actions contre l’adversaire. Nombre d’entre ses leaders préfèrent adopter la politique de l’autruche. A part les sorties du président de Rewmi qui envoie souvent Thierno Bocoum au charbon et quelques émissions animées par des libéraux comme Doudou Wade et autres, c’est le silence dans les rangs. Les Pape Diop, Baldé, Cheikh Bamba Dièye, etc., sont moins combattifs. Ils laissent la place aux nouveaux que sont Sonko et Abdoul Mbaye qui se brûlent les doigts.

Or, tout le monde sait que les élections se gagnent, en partie, avant la date du scrutin par la mise en place de stratégies concertées et efficaces ne serait-ce pour peser d’un poids certain et préparer un éventuel second tour.

Malheureusement, l’opposition est en train de faciliter les choses à Macky en restant désunie et non-préparée.

Assane Samb

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