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Le G6 maintient son mot d’ordre de grève

Le G6, un regroupement de 6 centrales du secteur de l’éducation, a annoncé que son mot d’ordre restait maintenu, au sortir d’une audience que le khalife général des tidianes Serigne Mbaye Sy Mansour a accordée dimanche aux centrales concernées.

Le guide religieux a demandé aux responsables des syndicats concernés, en grève depuis quelques semaines, une suspension sinon une levée de leur mot d’ordre, mais ces derniers lui ont dit être dans l’impossibilité d’accéder à cette demande, la base n’étant pas encore au fait du détail des propositions du gouvernement relativement à leur plateforme revendicative.
Les syndicats ont dit au khalife général des tidjanes, ’’avec beaucoup de respect et de déférence, que ce mot d’ordre ne nous appartient pas’’ mais à la base, a déclaré leur porte-parole du jour Saourou Sène, par ailleurs secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (SAEMSS), dans des propos relayés par Radio Sénégal (publique).
Selon Radio Sénégal, les responsables du G6 ont retenu de revenir le week-end prochain à Tivaouane pour y rencontrer Serigne Mbaye Sy Mansour et lui rendre compte de leurs échanges avec la base qui devrait se réunir mercredi.
Le gouvernement a entamé depuis quelques semaines des négociations avec les syndicats d’enseignants au sujet de leurs revendications, mais ces discussions achoppent notamment sur la question de l’indemnité de logement.
Les enseignants grévistes ne comptent jusque-là pas lever le mot d’ordre de grève malgré plusieurs rencontres avec le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne puis le président de la République Macky Sall.
Ce dernier, dans son message à la nation à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le 4 avril a confirmé les informations de presse faisant état d’une proposition faite aux enseignants de revaloriser « l’indemnité de logement allouée à tous les enseignants du pays, de 60.000 CFA à 85.000 CFA ».
Cela correspond à « une augmentation de 25.000 CFA, dont 15.000 payables à compter du 1er octobre 2018, et 10.000 à compter de 1er janvier 2019 », a précisé Macky Sall.
Mais les enseignants affirment que leur « principal souci (…) est de voir un rééquilibrage du système de rémunération des fonctionnaires », selon leurs responsables.
« Il faut que ce système soit fait sur la base du niveau des concernés qui, la plupart du temps, à diplôme égal, sont moins traités que d’autres corps de fonctionnaires de l’Etat », déclarait notamment le coordonnateur de l’Inter-cadre des enseignants Gouna Niang, à l’issue d’une marche nationale organisée par l’Inter-cadre pour le respect par l’Etat des accords conclus en 2012 avec les enseignants.

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