ACTUALITE

Gambie : Yahya Jammeh veut relancer les exécutions capitales après trois ans de répit

  • Date: 19 juillet 2015

Le président gambien Yahya Jammeh a averti vendredi soir que les prisonniers condamnés à mort seraient bientôt exécutés, semblant ainsi mettre fin à une trêve de trois ans durant lesquels aucune exécution capitale n’a été annoncée dans le pays.

Dans un meeting avec des chefs religieux diffusé le 17 juillet au soir à la télévision gambienne, le président Jammeh a justifié cette décision par la multiplication des homicides dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.

« Pendant le ramadan, s’est indigné le chef d’Etat, quelqu’un a enterré son enfant vivant. Trois jours avant le début du Ramadan, dans la région de Upper River quelqu’un a menacé d’en tuer un autre et il a fini par le tuer », a-t-il ajouté.

Modalités des prochaines exécutions non déterminées

« Si je conduis un véhicule sur la route, que vous décidez de traverser sous le nez du véhicule et que ce véhicule vous heurte et que vous mourrez, suis-je celui qui vous a tué ou n’est-ce pas plutôt vous qui vous êtes tué vous-même ? » s’est-il encore interrogé, sans fournir plus de détails sur les modalités des prochaines exécutions.

Il n’existe aucune statistique officielle sur la criminalité dans le plus petit pays du continent africain, enclavé dans le Sénégal à l’exception d’une étroite bande de terre sur la côte atlantique, qui compte un population d’à peine 1,7 million d’habitants.

Au mois d’août 2012, le président Jammeh avait annoncé que tous les prisonniers condamnés à mort serait exécutés d’ici la mi-septembre suivante et, une semaine plus tard, un premier groupe de neuf détenus avait été fusillé par un peloton d’exécution.

Les exécutions avaient provoqué une indignation internationale, particulièrement celle du Sénégal, dont deux ressortissants figuraient parmi les personnes mises à mort. Les groupes de défense des droits de l’homme estimaient quant à eux qu’une trentaine d’autres détenus risquaient d’être fusillés, mais aucune exécution n’a été annoncée depuis.

La Gambie applique actuellement la peine capitale uniquement à des personnes reconnues coupables d’avoir causé la mort de manière violente ou par l’administration de substances toxiques.

Mais en juin, le gouvernement a annoncé qu’il organiserait un référendum sur une réforme de la Constitution afin d’allonger la liste des délits passibles de la peine de mort pour y inclure tout crime considéré comme suffisamment grave par le Parlement.

Yahya Jammeh, officier et ancien lutteur, dirige la Gambie d’une main de fer depuis qu’il s’est emparé du pouvoir par un coup d’État sans effusion de sang en 1994.

AFP

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15