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Général Babacar Gaye, Lamine Diack…. Quand la belle image du Sénégalais est écornée

 Que se passe-t-il donc au Sénégal pour que l’image de grandes figures soit toujours écornée ? Il y a quelques mois, le Général Babacar Gaye a été forcé à démissionner. Récemment, Lamine Diack est épinglé par la justice française. Le premier était à la Minusca. Un poste stratégique convoité par beaucoup de gradés. Le second avait son nom écrit en lettres d’or dans les annales de l’athlétisme mondial.

Un général à la tête de troupes onusiennes poussé à la démission. La pilule était dure à avaler. Le sénégalais reconnu, pour son aura, dans les différents terrains perdait ainsi un seul combat qui vaille. Un combat où Il fallait défendre les plus faibles, il a laissé passer l’occasion de démontrer une fois de plus, ces qualités qui font le Sénégalais. Le Général Babacar Gaye était connu pour sa rigueur. À la tête des armées, il a montré qu’il est sorti des plus grandes écoles. Mais il y a des disciplines que l’on apprend dans aucun institut. Ni à Meknès, ni à Saint Cyr. Mais ce sont des leçons au quotidien, vécues dans la cour des écoles, dans les ruelles sablonneuses, au daara,  dans les maisons, etc. Les leçons comme la bonté, la générosité, la sollicitude se cultivent. Et quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve, elles ne font pas défaut. Elles vous accompagnent toujours. Elles vous collent à la peau.

Les leçons de la vie, c’est être présent, partout et pour toutes les couches de la population. Que l’on soit noir, blanc, jaune. Etre un casque bleu, c’est tout un art. Mais aujourd’hui, le Sénégal est cité partout. Notre belle image qui faisait que les peuples et leurs présidents en détresse demandaient toujours la présence de forces de sécurité sénégalaise. Toujours là, pour assister, secourir et même périr. Pour une femme égarée, un mioche orphelin, un réfugié maladif.

C’est dommage que le Général Babacar Gaye soit obligé de céder son fauteuil. Alors qu’on n’a pas fini de nous mordre les doigts, l’athlétisme mondial est secoué par l’affaire Lamine Diack. Cet octogénaire qui avait choisi de vivre dans la principauté, de déjeuner à la table de la famille Rainier, d’être en nœud papillon, pour présider l’un des galas les plus courus est accusé de faux départ. Des chefs d’accusation lourds. Et la justice française poursuit son enquête. L’homme aux cheveux cotonneux trouve cela « absurde ». Une gifle pour les 14 millions de Sénégalais. Ces derniers ne comprennent pas, que l’argent soit au cœur de ce scandale. Dans quel monde vivons-nous ? Pour que des grands noms en arrivent, avec tous les efforts consentis, pour qu’ils occupent ce poste, à tomber aussi bas ? Des années d’études dans des écoles pour riches, des années à accumuler les points, pour enfin être sur le podium. Et se voir retirer la médaille d’or et tout cet aura. L’argent est le nerf de la guerre. Le monde a changé dit-on, mais que non, le soleil se lève toujours à l’Est et se couche à l’Ouest. Ce sont les hommes qui vivent à un rythme effréné. Et tout ce qui brille n’est pas or.

Ndèye DIAW

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