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Gestion catastrophique des inondations à Golf Sud Les problèmes recommencent pour Aida Sow Diawara

 Pour la petite pluie d’hier, la commune était coupée du reste du département. Maire depuis 2009, Aida Sow Diawara clame encore son impuissance. «Son incompétence», crient automobilistes et autres commerçants.

Et pourtant, tout en elle, aurait pu faire d’elle une mairesse à l’abri de ces genres de contestations. Ayant vécu plus de trente ans dans cette commune, la maire de Golf Sud est encore sur la sellette. Les inondations sont passées par là. Les images désolantes des dégâts et désagréments causés par les eaux de pluies d’hier, ont mis les populations dans tous leurs états. Des éclats de colère ont fusé de tous les secteurs. Riverains, commerçants, automobilistes piétons, tous ont embouché la même trompette de la contestation pour dénoncer l’inertie de la mairie. La route principale est coupée. La pluie matinale a surpris les automobilistes qui ont souffert pour contourner ce point d’eau, devenu, en l’espace de quelques minutes, un bassin de rétention. C’est dire que beaucoup de travailleurs sont arrivés en retard à leur bureau. Même scénario pour les routes intérieures, notamment au niveau du cinéma unité 3 où passe l’essentiel du trafic routier. Une route devenue impraticable. D’ailleurs, la première pluie de la semaine dernière avait causé beaucoup de dégâts matériels. Cette artère qui abrite le marché « lundi » avait déclenché les hostilités. Devant l’inertie de la mairie, les commerçants s’étaient cotisés pour la circonstance, avaient fait pomper l’eau par un hydrocureur qu’ils ont payé cher. «A quoi bon payer des taxes, si nous devons gérer nous-mêmes ce genre de situation» pestait leur porte-parole. La mairesse, depuis 2009, qu’elle est à la tête de la municipalité, clame encore son impuissance. Comme chaque année, depuis sept ans, c’est le manque de moyens qui est servi comme prétexte, pour donner un chèque en blanc aux eaux de pluies. Un raccourci pour masquer l’absence d’anticipation et de volonté à trouver des solutions durables. Encore que les ressources humaines disponibles ne sont jamais mises à contribution. Voilà encore, une des ratées de l’Acte III de la décentralisation. Pour avoir ses réactions, nous avons tenté en vain de joindre la mairesse.

Pape Amadou Gaye

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