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Gestion de la Grande muraille verte : Djibo Kâ invite la population locale à s’approprier le projet

En plus d’être la ceinture de végétation multi-espèces, large de 15 km, reliant Dakar à Djibouti sur une longueur d’environ sept mille km, la Grande muraille verte ambitionne de réduire la pauvreté dans toutes les communautés rurales traversées par le projet. D’où la pertinence de l’appel, du ministre de l’Environnement, lancé aux populations pour une appropriation du projet.
Le développement durable de la Grande muraille verte (Gmv) ne peut se faire sans l’implication des populations des communautés rurales traversées par le projet. C’est ce constat qui a poussé le ministère de l’Environnement, Djibo Kâ, à mettre en place des mesures d’accompagnement, avec notamment l’installation de jardins maraîchers dans toutes les zones concernées. Pilotée par l’agence de la Grande muraille verte, cette initiative se donne pour objectif d’augmenter les revenus des groupements de femmes de ces localités. Elle a pour autre but d’inciter la population à assurer la protection des plantations de la Gmv.

Venu s’enquérir de l’avancement des travaux dans le village de Mbarou Toubab (situé dans le département de Linguère) la zone qui abrite la septième édition du reboisement de la Grande muraille verte, le ministre Djibo Kâ a profité de cette occasion pour éclairer les femmes et les jeunes sur les avantages qu’ils peuvent tirer de la Gmv.

En effet, le ministre a soutenu que ‘dans le déroulement du projet, il a été retenu d’apporter une réponse structurelle à l’insertion des jeunes et des femmes dans le tissu socioéconomique. En plus de cela, le projet prévoit d’appuyer le déploiement, au niveau local, d’un dispositif pérenne d’insertion des jeunes par l’activité économique, à même de résoudre durablement le problème de leur chômage’. D’où l’intérêt d’installer des jardins polyvalents, dont la création revêt, selon lui, une importance capitale pour les bénéficiaires, car ils peuvent leur permettre de diversifier leur mode de consommation. En effet, différentes variétés de légumes et des fruits sont plantées dans ces jardins.

La présidente de l’association féminine de Mbarou Toubab, Fatimatou Sow, estime pour sa part que ce projet de la Gmv va permettre aux femmes d’avoir des activités génératrices de revenus autres que l’élevage. ‘Avant l’arrivée du projet dans nos zones, nous n’avons jamais su que notre terre était fertile. Aussi, il nous fallait parcourir des kilomètres à la recherche de légumes’, avoue-t-elle. Selon Mme Sow, cette initiative commence à produire des changements dans les concessions, car depuis qu’elle a été mise en œuvre, les femmes ont réussi à prendre en charge une bonne partie des dépenses quotidiennes. Et l’écoulement de leurs produits dans les marchés hebdomadaires se passe sans contrainte.

Cependant, Fatimatou Sow a demandé à l’Etat d’augmenter le nombre de forages alloués aux communautés rurales afin de les aider à assurer la pérennisation du projet. Sans eau, nos jardins ne pourront pas survivre. ‘Nous avons l’obligation d’arroser les plantes le matin et le soir ; alors que notre forage n’est pas en mesure de satisfaire nos besoins en eau’, se désole-t-elle.

Paule Kadja TRAORE

Walf

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