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Gestion de la qualité de l’air- Le Sénégal en croisade contre la pollution atmosphérique

 Enjeu de santé publique majeur, la lutte contre la pollution de l’air est devenue une priorité de l’Etat du Sénégal. Des mesures concrètes sont prises pour améliorer la qualité de l’air et le suivi environnemental, à travers le Programme de renforcement et de consolidation des acquis.

Quand on parle des effets délétères de la pollution atmosphérique sur la santé, on pense souvent à ces villes d’Inde ou de Chine plongées dans le brouillard et aux axes routiers surchargés. Mais les citadins indiens et chinois ne sont pas les seuls à être confrontés à des niveaux de pollution atmosphérique inquiétants.

Au Sénégal, plus précisément à Dakar, des millions d’êtres humains respirent au quotidien un air pollué et souffrent de ce fait de multiples pathologies. La pollution de l’air est à l’origine de problèmes de santé, allant de l’asthme aux maladies cardiovasculaires chez un plus grand nombre de personnes encore.

Quelques études parcellaires menées dans les services de pneumologie du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (Chom) de Fann ont montré que le nombre de patients asthmatiques constituait 8,2% en 1998 et 9,1% en 2013. Le taux de prévalence est élevé aussi chez les enfants. A l’hôpital Albert Royer, elle est passée de 2% en 1998 à 5% en 2012. En 2015,  la pollution de l’air intérieur et extérieur a tué près de quatre millions de personnes dans le monde. Fort de ce constat, l’Etat a décidé d’améliorer la qualité de l’air et le suivi environnemental, à travers le Programme de renforcement et de consolidation des acquis (Prca) financé par le Royaume des Pays-Bas. C’est ce qu’a révélé la  Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Ndiaye Dieng, à l’occasion d’un atelier de vulgarisation  du projet d’appui au suivi de la qualité de l’air dans la région de Dakar. Elle a fait savoir que l’industrialisation et l’urbanisation galopante des pays en développement au cours des dernières années, participent à la dégradation de la qualité de l’air particulièrement au niveau des grandes villes. Avant d’ajouter: la pollution de l’air a des impacts négatifs sur la santé humaine, avec une forte recrudescence des maladies respiratoires mais aussi un poids économique élevé avec 50 % du Pib dans les pays en développement. Pour la Directrice de l’Environnement et des établissements classés (Deec), Marilyne Diarra, la réalisation de ce projet permet d’aboutir à une meilleure identification des sources de pollution atmosphérique, notamment celles liées aux activités industrielles. A l’en croire, l’objectif visé par ce projet est la bonne connaissance des quantités de rejets atmosphériques provenant des différentes unités industrielles du Sénégal et le renforcement des capacités du Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa). Créé depuis 2010, le Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa) a mis en place un dispositif qui renseigne quotidiennement le public sur les niveaux de pollution de l’air ambiant à Dakar et permet de déclencher des alertes en cas de dépassement des seuils dans  le but de sauver des vies humaines.

Mouhamadou BA

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