GESTION  DES  FONDS PUBLICS Qui va arrêter le robinet de Moustapha Diop ?

Pour une prétendue gestion vertueuse de l’État, les actes que pose le ministre de la Microfinance ne semblent émouvoir personne. Ni le Président, ni aucune organisation. Une pluie de milliards distribués selon une météo politique exclusivement partisane. À moins d’un mois du référendum.

Dans d’autres pays du monde, un tel fait ne se jouerait même pas au cinéma. Des milliards et des milliards. Personne ne peut, à ce jour, chiffrer l’argent distribué à travers le pays par le ministre Moustapha Diop. Ce que l’on sait en revanche, c’est la facilité du décaissement et la légèreté qui entourent ces financements.

Pour en obtenir, la condition principale qui ressemble plutôt à un panier percé, pour reprendre nos confrères parisiens, est d’avoir la carte à l’effigie du cheval. Des preuves existent à travers tout le pays sur le privilège exceptionnel et exclusif réservé aux femmes de l’Apr ou proches du pouvoir. Il suffit pour cela d’une petite recommandation d’un ministre, d’un député, d’un Pca ou du responsable local, pour qu’un groupe de dix femmes bénéficie d’au moins quatre millions F Cfa. Curieusement, aucune garantie en vue du remboursement. De l’argent, en l’air, donné gracieusement, pour des raisons politiques à une clientèle dont on n’est même pas sûr du vote effectif aux rendez-vous électoraux.
Mais le plus cocasse, dans ce festival financier, c’est le silence des services de contrôle de l’État et des organisations de la Société civile. Le Sénégal présenté comme un pays pauvre parmi les plus pauvres, peut-il se permettre cette hérésie financière qui ne manquera pas de heurter la communauté internationale, alors qu’en face, les syndicats des enseignants et des travailleurs de la santé ne décolèrent pas, que la vie miséreuse de la majorité des Sénégalais, rappelle les pires années de la sécheresse ?

L’État, comme pas conscient de ces indicateurs, déroule pour des raisons inavouées, un partage des maigres ressources tirées de la sueur d’une administration, aujourd’hui, découragée d’assister, les mains liées, à une situation qui mènera notre économie droit au chaos. Les tenants du pouvoir qui sont montés au créneau pour rejeter le piètre classement de notre pays, ont-ils raison ? C’est la moindre des questions qu’on peut se poser.

Pape Amadou Gaye

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