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Gestion des ics : Madické Niang promet de situer  »les responsabilités » en cas de faute

Des  »dispositions qui s’imposent » seront prises si le gouvernement arrive à la conclusion que des actes de malversations ont été commis dans la gestion des Industries chimiques du Sénégal (Ics), a assuré mercredi à Dakar, le ministre de l’Artisanat, des Mines et de l’Industrie. Madické Niang, qui était l’invité du magazine économique de la chaîne de télévision privée Canal Info, a précisé que  »les responsabilités seront tirées et peuvent l’être à tout moment », si des actes délictueux avérés ont été constatés dans la gestion passée des Ics.

Source : Le Matin
Décrites jusqu’en 2000 comme un des fleurons de l’industrie sénégalaise, les Ics avaient une dette de 250 milliards de francs Cfa avant leur recapitalisation intervenue en juillet 2007. L’arrivée d’un partenaire stratégique indien, appelé à recapitaliser l’entreprise à hauteur de 40 milliards de francs Cfa environ (80 millions de dollars), permettra de ‘’réaliser les investissements nécessaires et de présenter un business plan ». Cette perspective permettra de redémarrer la production des Ics, qui était presque au point mort, et de donner espoir aux travailleurs de l’entreprise, inquiets de l’éventualité d’une faillite de l’entreprise. Des audits ont été réalisés, mais ‘’pour la plupart » ils n’ont révélé que des erreurs de gestion, selon Madické Niang. Une sanction pénale impliquerait ‘’nécessairement » qu’on puisse ressortir des responsabilités ‘’tout à fait évidentes », a-t-il dit.

Dans ce cas, il faut ‘’nécessairement » arriver à identifier les trois éléments du délit, a indiqué le ministre, citant l’élément légal, matériel et intentionnel, de manière à  »apporter la preuve qu’il y a eu malversations et qu’il y a eu un esprit tourné vers des actions délictueuses ».  »Jusqu’à présent, nous n’avons pas d’éléments qui attestent de la réalité d’éléments » liés à un délit quelconque, a-t-il indiqué avant de faire remarquer que dans le cadre d’une responsabilité ‘’qui ne découlerait que d’une faute de gestion, on ne peut que s’en arrêter » à faire partir des Ics la personne concernée.  »Nous sommes en train de chercher et nous ne couvrirons pas de malversations connues. A chaque foi que nous constatons qu’il y a eu des malversations, des actes malintentionnés à la base de tel ou tel erreur de gestion, en ce moment-là, nous n’hésiterons pas », a-t-il déclaré.

Mais,  »s’il faut prendre en charge une action délictueuse, il faut le faire sur une base tout à fait légal », a averti le ministre de l’Artisanat, des Mines et de l’Industrie, qui est par ailleurs avocat de formation.  »Dans ce dossier –si nous restons dans la loi– quel que soit le niveau de responsabilité » des uns et des autres,  »si nous arrivons à avoir des éléments qui nous permettent d’arriver à la conclusion selon laquelle il y a donc actions délictueuses, dans les délais légaux, nous prendrons les dispositions qui s’imposent », a-t-il encore assuré.


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