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GESTION EFFICIENTE DES EAUX Un impératif pour le développement agricole

Une politique de bonne gestion des eaux de ruissellement et souterraines contribuerait grandement au développement du secteur agricole malgré une faible pluviométrie.
Parmi les grands aléas qui freinent le développement de l’agriculture dans les pays de la CDEAO figurent les mauvaises gestions des eaux et l’accessibilité des terres cultivables, selon le rapport d’OXFAM. Dans sa campagne «CULTIVONS», l’accessibilité aux terres et une bonne gestion des eaux dans les différentes localités sont un impératif de développement du secteur qui est synonyme d’autosuffisance alimentaire, un bénéfice pour les pays en voix de développement.

Dans les régions semi-arides comme le Sénégal, le problème de l’eau se pose en termes de développement. Le recours systématique aux eaux souterraines pour alimenter les populations et le bétail importe pour le développement du fait de la dégradation de la qualité et de l’insuffisance des eaux de surface consécutives à la forte baisse de la pluviométrie. La gestion rationnelle des ressources en eau est à prendre en compte dans toutes les stratégies de développement national. Trop d’eaux se perdent en mer, faute d’infrastructures de retenue et une bonne partie des réserves est perdue, faute de protection.

L’adaptation à la sécheresse ou l’atténuation de ses effets néfastes sur les stratégies de développement passe par la prise de mesures radicales d’une gestion rationnelle des réserves disponibles.

Le secteur des ressources en eau a fait l’objet d’une étude approfondie qui le classe parmi les secteurs les plus sensibles aux mutations du climat et ceci, malgré le potentiel de ressources hydriques relativement important de l’ordre de 35 milliards de m3/an dont dispose le pays. Selon le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), la vulnérabilité est une conjonction de risques, d’impacts et de capacité d’adaptation. C’est en effet le degré selon lequel, un système est susceptible ou incapable de faire face aux effets adverses du changement climatique, y compris la variabilité climatique et les événements extrêmes. N’est- ce pas le cas du Sénégal?

Yandé Diop


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