Gestion intégrée des inondations : L’implication des femmes souhaitée par les Ong.

« Redéfinir et repréciser les contours de la dimension femme dans la gestion des inondations ». C’est le combat que s’est fixé le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) à travers un séminaire de formation organisé à Dakar dans son projet dénommé « Vivre avec l’eau». Cet atelier de deux jours entre dans le cadre de la volonté de l’organisation d’inscrire dans ses référents structurants de base, l’intégration transversale du genre dans toutes ses actions et activités. Ainsi, les partenaires et les membres du consortium chargé de la mise en œuvre du projet prennent part à cette rencontre animée par les consultants de renommé international reconnus dans le genre au Sénégal et ailleurs. « L’objectif principal est d’améliorer le cadre de vie et de renforcer la résilience aux inondations de 920.000 personnes vivant dans 10 communes de Dakar », a renseigné le directeur technique du projet « vivre avec l’eau », Mamadou Diassé. A cet effet, il est prévu la mise en place d’infrastructures d’assainissement et de collectes des ordures ménagères pour développer l’agriculture urbaine dans les zones inondables.

Pour cela, les femmes occupent une place très importante selon  la coordonnatrice nationale du réseau des femmes pour le développement durable en Afrique (Resdaf). Selon madame Madjiguene Cissé, Resdaf a été choisi pour travailler  sur cette question du genre dans le projet « vivre avec l’eau ». «C’est un grand projet de gestion participative des inondations avec comme objectif principal, le renforcement des capacités des populations sur la résilience climatique ». A ce titre, le réseau agit sur trois composantes, à savoir le renforcement des capacités des populations, la participation communautaire et la prise en compte du genre.

Les femmes, étant les premières victimes dans les inondations, « doivent être placées au cœur des initiatives pour ne pas qu’elles soient seulement celles qui font tout le travail à la base. On doit maintenant dépasser ce stade », a recommandé la coordonnatrice qui a aussi plaidé pour que les femmes soient consultées dès le départ au niveau local, départemental et même régional.

Le projet « Vivre avec l’eau » est mis en œuvre par un consortium de huit partenaires, placé sous la responsabilité du Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES). Il fait partie du programme BRACED, financé par le gouvernement britannique à travers ses services de coopération internationale (DFID). La seconde phase sera exécutée en 2017 après l’évaluation de la première étape.

Youssoupha Mané.

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