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GESTION DES RISQUES HYDROMÉTÉOROLOGIQUES La prévention pour sauver les villes africaines

  • Date: 2 mars 2016

Dakar abrite depuis, hier, une rencontre sous-régionale sur les  bonnes pratiques, les stratégies de prévention et de dissémination des informations sur la Gestion des risques hydrométéorologiques.

Pour faire face  aux  catastrophes naturelles dans les villes africaines, le Rhyva a recommandé la mise en place de bonnes pratiques et un système de veille et d’alerte précoce et de dissémination des informations avant, pendant et après la crise de catastrophe. En effet,  les catastrophes hydrométéorologiques se sont considérablement amplifiées au cours des dernières années dans notre pays. En plus de 30 ans, les inondations ont affecté plus de 900 mille personnes, entraîné la mort de 65 individus, et causé près de 25 milliards francs Cfa de pertes économiques, selon une étude conjointe de la Banque mondiale (Bm) et l’État du Sénégal. Pour faire face à ces catastrophes naturelles, le coordonnateur du Rhyva, le Pr Ochov Abé Delfin, a insisté sur la nécessité de mettre en place un système d’alerte précoce et de veille pour la transmission à temps réel des données météorologiques. « La prévention, c’est tout d’abord de meilleurs mécanismes d’information et d’alerte, tels que les systèmes d’alerte précoce. Il s’agit de mettre en place un système de suivi afin d’identifier l’occurrence de crises, et d’alerter les acteurs pertinents afin de prévenir une crise potentielle ou de minimiser son impact », a-t-il expliqué.

Est-il toujours vrai, selon le Pr Saidou Sall, qu’une bonne préparation fondée sur des systèmes d’alerte précoce permet de sauver des vies et de protéger les moyens de subsistance ? À l’en croire, le principal facteur de risque de catastrophe durant ces dernières années a été l’accroissement considérable des populations et des biens dans des zones à risque. En effet, il est pointé  du doigt les migrations en direction des zones côtières et l’expansion des villes dans les plaines inondables, conjuguées au laxisme des normes de construction, qui sont les principales causes de ces catastrophes naturelles. Par ailleurs, l’Anacim a révélé que le réseau Rhyva ambitionne d’élaborer une base de connaissances sur les risques en milieux urbains, afin de fournir une expertise pour renforcer les capacités de résilience des villes africaines face aux catastrophes hydrométéorologiques par la mise en réseau de communautés complémentaires travaillant de manière parallèle. Il s’agira de mettre place une alerte exacte, reçue à temps, accompagnée d’une information correcte sur l’événement.

Khady Thiam Coly

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