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GESTION « SOLITAIRE » DU POUVOIR Macky appelé à plus d’ouverture

« Depuis le 20 mars, la coalition peine à vous voir. Allez voir d’abord vos alliés avant d’élargir ». Cette remarque de Me El Hadji Diouf, en direction de Macky Sall, pour qu’il fasse preuve de beaucoup plus d’ouverture envers ses alliés, n’est pas dénudée de sens.

Elle fait suite à la sortie de l’ancien Ministre-Conseiller, Amsatou Sow Sidibé, qui arguait être restée plus de deux ans sans pouvoir communiquer avec le président de la République. Un état de fait qui confirme ce que Me Doudou Ndoye et Cie comme le Professeur Malick Ndiaye, Moubarak Lô et bien avaient laissé entendre à savoir qu’ils ne bénéficiaient pas de toute l’attention requise de la part du chef de l’État à propos des différentes charges qui leur étaient dévolues.

Ainsi, si aujourd’hui le Président Sall croit devoir lancer un appel au dialogue, cela voudra peut être dire qu’il est dans la dynamique d’amorcer un changement de paradigme politique en adoptant une autre posture dans l’exercice du pouvoir, celle de la gestion collective et non solitaire. Si tant est que cette critique est fondée. Car, on s’en rappelle, pendant longtemps, le reproche a été fait au président de la République d’être à la remorque de ses alliés et d’être même pris en otage. Mieux, nombre de citoyens avaient tenu à lui rappeler que c’est lui qui était élu et non les dinosaures politiques qui l’entouraient à savoir Niass, Tanor, Dansokho et autres.
Mais, chemin faisant, on a aussi découvert un Macky « solitaire » qui était incessible pour nombre de ses conseillers ou proches.
Alors, ce que nous croyons c’est que toutes les critiques sont fondées même si on lui reproche une chose et son contraire. Le président de la République peut être indisponible pour certains et l’être pour d’autres. Cela parait un truisme de le dire mais, il est important que Macky élargisse le champ de ceux qui sont habilités à lui parler de temps en temps.
Si, en effet, il s’enferme de la sorte même avec quelques rares privilégiés, il favorise la création d’un lobby autour de sa personne mettant en place les conditions de sa propre manipulation.
Il s’y ajoute qu’il ne peut pas nommer un parterre de Ministres-conseillers sans les écouter dans les différents domaines où ils sont sensés officier. Ces conseillers ne peuvent pas passer leur temps à se tourner les pouces alors qu’ils sont payés par le trésor public donc avec l’argent du contribuable.
C’est dire qu’il est temps pour la plus haute autorité de ce pays de savoir ce que pensent les Sénégalais sur les différentes questions qui se posent à la Nation. Les options stratégiques liées notamment à la coopération internationale avec la signature d’accords de défense, l’envoi de militaires au Yémen, les marchés de gré à gré, le fait de confier nos réseaux de communication et sécurité à des étrangers, le PSE, etc. doivent être discutés en interne non pas avec tous mais avec les leaders d’opinion, les élus, l’opposition, la Société civile, entre autres.
De toutes les manières, le dernier mot appartiendra au président de la République qui a tous les droits dans un régime présidentiel fort, mais il est souhaitable qu’il y ait toujours des consensus forts sur les questions essentielles qui engagent l’avenir de la Nation. Comme quoi, le dialogue doit être permanent.

Assane SAMB

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