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Go : Coumba Gawlo : Retour perdant- perdant

“Mane daal, music gou Waly Seck ak Music gou Coumba Gawlo,  ni gnou may defffff!”.

Ce cri du cœur trop  douloureux émane de plus en plus des mélomanes sénégalais sérieux.  Parce qu’en tant que chanteur, le fils de Thione Seck n’est que pâle copie, voire grand brouillon de son père, tandis que Coumba la Gawlo a fini de végéter  sur place, pour ne désormais  vivre que  de sa rente musicale qui date des années 2000.   Ou un peu avant.

Depuis, c’est l’erg. Que dis-je ? Le désert. Incapable de créer le moindre air intéressant depuis cette date  mais certainement aussi assez pingre ou  négligente pour ne pas recourir à des paroliers et à des compositeurs pros, elle fait avec tout ce qui lui tombe sous la main. Au  risque d’aligner navets sur navets,  et de chuter infailliblement dans les méandres de l’oubli. Bientôt, seules les générations anciennes pourraient se rappeler ses services, puisqu’elle ne se renouvelle pas, alors que même l’air  ordinaire sait que c’est vital.

Vous avez écouté sa dernière cassette ? Vous pouvez vous en dispenser ! Rien  de neuf sous les cieux. Rien que du réchauffé. Comme ce « Ndamé LO », un succès suranné des années 20 qu’elle reprend sans se gêner, ou alors cette  chanson dédiée aux « moutards qui dinent »  de Grand Tapha, en principe branchés côté religion et religiosité.

Sa voix est pourtant restée belle et intacte, la Gawlo. Mais   malheureusement,  cela ne suffit pas. Il faut savoir produire  de nouveaux airs, de nouveaux sons. A défaut, on trahit le métier.

Un artiste ? Deugg deugg, ça  crée. Ou  ça se tait.

Cébé

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