GO : l’Assemblée obtient un prix hors concours

Hier, le Prix Goncourt a été attribué à Mathias Enard, pour son livre « Boussole ». De son côté,  le Prix Renaudot a été attribué à Delphine de Vigan pour « D’après une histoire vraie».

Mais ils n’étaient pas seuls ces toubabs, à se faire remarquer, et à mériter un prix. Notre Assemblée nationale aussi n’a pas démérité dans l’insuccès, car sur le plan international, l’on y réfléchira à deux fois avant de décerner à notre pays le titre de grande démocratie.
Avec des députés qui se bagarrent comme des chiffonniers (alors que leur utilité publique reste toujours à démontrer), l’institution court un grave danger quand elle admet la violence physique dans sa cour.
Il faut, avec Alioune Tine, convoquer de nouveau l’histoire, pour se rappeler que toutes les graves crises, qui ont rudement menacé la stabilité du Sénégal, viennent de l’Assemblée nationale. D’abord la crise de décembre 62 qui a pratiquement abouti à un changement de régime, ensuite la crise du 23 juin 2011 avec le rejet profond du projet de 3ème mandat et d’un modèle de parlementaires et de députés qui tournent le dos délibérément à la volonté du peuple.
Ainsi, ceux qui invoquent les textes et les règlements ne se rendent pas compte que des textes et des règlements qui transforment une Assemblée nationale en arène où les gens se battent, ne sont pas bons et qu’il faut les changer. Cette crise est politique et institutionnelle. Il faut donc la régler par un dialogue sincère, serein et responsable et non par des coups de poings ou des invectives.

Cébé

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