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Go: Rationalisation ou restriction des partis ?

«Temps boy», les choses étaient beaucoup plus simples et avaient un nom : régulation. Quand par exemple, un quidam se sentait assez fort pour venir terroriser un  quartier, on faisait appel aux « grands »  et la cause était entendue.

Plus efficace qu’un décret. On ordonnait le nettoyage général, et toutes les armes étaient permises pour le combattre, l’essentiel étant de ramener la victoire et le calme. Kalaches, machettes et karchers pouvaient facilement se croiser sur le champ de bataille, sans nullement heurter les consciences ou nourrir des scrupules.

Exactement comme aujourd’hui, avec ce projet de loi scélérat que l’on propose aux Sénégalais, pour dit-on rationaliser le nombre de partis politiques existants.

On parle de près 300 formations politiques que compterait à l’heure actuelle notre pays. Mais qui a compté pour savoir ? Qui peut avec exactitude nous renseigner sur le sujet, sinon les services du Ministère de l’Intérieur qui semblent avoir d’autres chats à fouetter ?
On avance par ailleurs qu’au Sénégal, il est devenu impossible de voler des élections tant nous sommes dans une démocratie trop avancée.  Pas un peu  trop facile pour servir de vérité  d’évangile ?

Si en tout cas il est difficile de bourrer des urnes avec tous ces portables qui circulent, on peut en revanche douter qu’en amont on ne puisse tripatouiller les listes électorales, avec tous ces retards notés au niveau des cartes électorales.

Au total, si ce projet de loi sorti du néant passe comme lettre à la poste, simplement parce que ses défenseurs à l’Assemblée résident tous dans le camp présidentiel, il n’en démure pas moins que bon nombre d’entre nous pensent aux coups fourrés et autres joyeusetés connues sous l’ère Wade, avec les mêmes couleurs et acteurs qui n’ont fait que changer de rôle.

Le 23 juin 2011 n’aurait donc à rien servi ?

Cébé

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