Accueil / ACTUALITES / GO Référendum: The day after

GO Référendum: The day after

Je vais faire hors sujet, un moment. Vous me le pardonnerez. Vous comprendrez après. Pourquoi j’aime bien le Bénin ? Parce que ses concitoyens, comme d’hab., viennent de sortir d’une élection. Une vraie. Une démocratique. Impec. Ce n’était pas la loi du Talion. Mais celle de Patrick Talon, le vainqueur. Les Béninois ont su gagner des élections calmes, sans effusion de sang et sans énormes tricheries de République bananière. Et ça, c’est un exemple en Afrique et dans une bonne partie du Monde. Quand c’est la Démocratie qui gagne, il n’y a pas de perdants. Rien n’est terminé, et bien des choses commencent pour une vraie rupture.
À Ndoumbélane nake ? Yallah réka khame. Celui qui est sur la photo rit de ses trente-deux dents. Mais les effluves des élections d’hier se sont dissipées. Les partisans du OUI se satisfont de leur victoire à juste titre. Les partisans du NON se rassurent par l’absence de plébiscite pour le président de la République.
En réalité, les deux gagneraient à s’interroger sur le sens des 60% d’abstentionnistes. Une consolidation de la démocratie ne peut pas être envisagée lorsque la majorité de la population ne se sent plus concernée par la chose politique. L’inaptitude des acteurs politiques aux débats d’idées constitue le véritable obstacle au saut qualitatif de notre démocratie. L’analyse des résultats ne se focalise que sur les scores électoraux des différents hommes politiques dans leurs fiefs. Certains poussant l’outrecuidance jusqu’à parler de revanche des élections locales. L’aridité des idées et la personnalisation des débats empêchent notre démocratie d’effectuer ce saut qualitatif. Notre démocratie est très gravement atteinte. Les pays comme le Cap-Vert et le Bénin dépassent largement le Sénégal, même si notre égo surdimensionné nous fait penser le contraire. Le niveau des débats lors de cette campagne était d’une faiblesse affligeante. La question de l’homosexualité brandie par certains partisans du NON était d’une indignité pitoyable. Mais ne constituait-elle pas une réponse à la méthode cavalière et déloyale du président de la République à organiser un référendum à la va-vite sans laisser le temps de débattre dans la sérénité et d’expliquer aux citoyens les réformes proposées ?
Pour l’ instant, voilà les sentiments qui m’habitent. Reste maintenant à savoir si les gouvernants ont retenu la leçon.

Cébé

Share This:

À voir aussi

129 EME EDITION DU PELERINAGE MARIAL DE POPENGUINE- Les assurances pour un bon déroulement 

La réunion préparatoire de la 129éme édition du pèlerinage marial de Popenguine s’est déroulée ce …