POLITIQUE

« GRAND ORAL » PR AMSATOU SOW SIDIBÉ « J’appelle le peuple à voter Non si le pouvoir persiste »

  • Date: 14 mars 2016

Présidente de Car Leneen, Amsatou Sow Sidibé ne fera plus la grasse matinée, le 20 mars prochain, car elle a finalement décidé de voter ”Non”. L’annonce a été faite, samedi dernier, lors de l’émission Grand Oral sur la 97.5 Rewmi Fm. Amsatou Sow Sidibé a également lancé un appel au peuple à voter ”Non”. Morceaux choisis.

« Ce référendum crée des inquiétudes profondes. Moi, j’ai observé, j’ai suivi et j’ai constaté qu’il y a une grave crise des institutions avec ce référendum. D’abord, le président de la République, à la surprise générale, a fait du “wax waxeet” à propos de la réduction de ce mandat-ci. Le Conseil constitutionnel a eu une position étonnante. L’Assemblée nationale fuit jusqu’ici ses responsabilités et nous avons envoyé une lettre ouverte aux 150 députés pour expliquer que la Constitution de manière expresse donne des pouvoirs et au président de la République et à l’Assemblée nationale pour connaître de la révision constitutionnelle. Alors, nous n’avons pas encore vu de réaction de la part de l’Assemblée nationale qui manque d’initiatives. Nous constatons que le ministre de l’Intérieur est très partisan. Étant partisan, il est disqualifié. Mais regardez les affiches que nous voyons partout et qui manquent totalement  de lisibilité surtout concernant le ”Non”. Le ”Oui” est écrit noir sur blanc et le ”Non” est écrit blanc sur presque blanc. Ça, c’est du sabotage. Sans compter qu’à l’heure actuelle, le manque de partage sur le contenu du référendum fait que le ”Oui” ou le ”Non” serait mécanique et ce serait inadmissible. Ce que l’on observe, aujourd’hui, et malheureusement s’est présenté dans la presse et sur les télévisions, c’est cet achat de conscience. Cet achat de conscience avec l’argent du contribuable qui est donné à ceux qu’ils voudraient qu’ils votent ”Oui”. La Société civile elle a un rôle extrêmement important en termes de supervision des élections. Aujourd’hui, on dit qu’elle a raté le coche mais, on risque d’avoir une mascarade le jour du référendum. C’est pour tout cela que nous demandons encore une fois le report du référendum ou alors l’Assemblée nationale se saisisse parce que la Constitution lui permet de s’auto-saisir. Si elle ne le fait pas, le président de la République peut saisir l’Assemblée nationale. J’appelle encore une fois le Président Sall à la raison car nous ne voulons pas de ce référendum imposé et bâclé. Nous déduisons de ce référendum que le pouvoir veut nous forcer la main. Si le pouvoir persiste, j’appelle à voter ”Non”. Je ne ferai plus la grasse matinée maintenant parce qu’il faut qu’on renforce le camp du ”Non”. Je vais battre campagne pour le ”Non” à ma manière. »

Le contenu du projet de réforme institutionnelle

« Rien ne va. Je ne comprends rien de ce qui se passe. C’est comme si on marchait par la tête. On n’a rien réglé depuis le début. Les gens sont fatigués. Vous voyez que la santé cloche, l’éducation elle est à terre mais rien ne marche. Les travailleurs ne sont pas payés et on se permet de précipiter un référendum. Pourquoi est-on en train de se précipiter autour de ce référendum. Qui est-ce qu’il y a derrière ? Il n’y a aucun point intéressant dans ce référendum. Ce qui nous intéresse nous c’est que les droits humains soient respectés. Allez voir le titre 2 du projet de réforme, avant on parlait de la personne humaine pour parler des droits humains et aujourd’hui on nous parle que de liberté. C’est important les libertés mais pourquoi a-t-on enlevé droits humains pour mettre à la place liberté. Moi, je dis que la personne humaine a des droits essentiels qui doivent figurer. C’est ça qui va permettre à tout le monde de se sentir dans ce texte. Concernant la justice, aujourd’hui, elle pose problème et on le regrette en tant que professeur de droit. Parfois, l’indépendance de la justice est décriée. Pourquoi il n’y a aucune réforme qui vienne assurer l’indépendance de la justice. Il n’y a que de la blablaterie dedans et ce n’est pas partagé. Il y a quelques rares personnes qui savent ce que sait. Je vois certaines personnes se débattre dans les télévisions et les radios pour nous expliquer de quoi il s’agit. Mais, une constitution elle doit être travaillée. Non pas dans un petit bureau mais, dans l’espace de manière générale avec tous les acteurs. Les points essentiels de la Cnri ne se trouvent pas dans ce projet de réformes institutionnelles. Ce qui intéresse particulièrement les Sénégalais ne se trouve pas dans ce projet de réformes institutionnelles (…) »

Cheikh Moussa SARR

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