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GRANDE MURAILLE VERTE- Le Pm loue l’ingéniosité de Wade et d’Obasanjo

« Des arbres contre le désert ». « Ce projet fou » des présidents nigérian et sénégalais Olusegun Obasanjo et Me Abdoulaye Wade, un des pères de la Grande muraille verte destinée à stopper la désertification en Afrique a été encensé par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, glorifiant au passage l’ingéniosité du président  Wade.

La Grande Muraille verte : un projet à la mesure des enjeux, pour reprendre les propos du Premier ministre. « La Grande Muraille verte constitue l’une des réponses africaines pertinentes à la déforestation et à la dégradation des terres, aux actions de lutte contre la pauvreté dans le cadre d’un développement durable », se réjouit d’emblée Mahammad Boun Abdallah Dionne. Rappelant que ses concepteurs (Wade et Obasanjo) ont envisagé la création d’une ceinture de végétation multi-espèces, large de 15 km reliant Dakar à Djibouti sur une longueur d’environ 7600 km, avec une superficie d’environ 10.500.000 ha d’unités végétales.  Il s’exprimait ainsi lors de la 5ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte. « La Grande Muraille verte est certes un défi pour nous, mais elle est surtout une chance pour la planète », s’émerveille-t-il. Avant d’ajouter que cette initiative africaine, saluée par toute la communauté internationale, est devenue, aujourd’hui, une réalité. « Nous sommes passés de l’utopie à la réalité », dit-il, précisant que la Grande Muraille verte est un projet majeur pour l’Afrique.

Ainsi, a-t-il évoqué l’apport de la Grande Muraille verte, qui, selon lui,  est une des solutions les plus pertinentes à la déforestation, car permettant une gestion intégrée des défis environnementaux et climatiques dans un cadre de coopération régionale, fédératrice et solidaire.

Par ailleurs, Mahammad Boun Abdallah Dionne a mis en exergue les conséquences néfastes de la dégradation des terres, dans la zone sahélo-saharienne, lesquelles selon lui, engendrent  la perte du couvert végétal. À l’en croire, les statistiques internationales montrent que la région sahélo-saharienne est la plus vulnérable à l’échelle des 11 pays au sud du Sahara. Il a fait état d’une perte de plus de 2,8 millions d’hectares de couvert végétal, chaque année, occasionnant une baisse de la productivité et surtout de l’accroissement de la pauvreté des communautés. Il y voit une des causes principales des phénomènes de radicalisation et de migration forcée des forces vives africaines. Sous ce rapport, il propose des solutions idoines, par la protection et la conservation de nos ressources, en vue d’accroître nos capacités de production agricoles pour subvenir aux besoins de nos populations.

Mouhamadou BA

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