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Grève dans une entreprise diamantifère au Kasaï oriental

Une grève générale paralyse depuis lundi la Minière de Bakwanga (Miba), une société d’extraction de diamant, établie dans le chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre), a-t-on appris mardi de source syndicale.
« Le service médical, les enseignements et les services administratifs sont paralysés par une grève du personnel de la Miba qui réclame le paiement de leurs salaires qui accuse un retard de plus de sept mois », a dit à l’AFP un responsable syndical sous couvert de l’anonymat.

Selon le syndicaliste, cette société, autrefois l’un des fleurons de l’économie congolaise, est depuis plusieurs mois au bord de la faillite en raison de la vétusté de l’outil de travail, de l’arrêt de la production, du non-paiement du salaire du personnel et de la suppression des avantages sociaux comme la distribution de vivres.

« Le mouvement de grève ne sera levé que si toutes nos revendications sont satisfaites », a-t-il prévenu

« Nous ne sommes pas loin du démembrement de la Miba, à l’instar de ce qui est arrivé à l’autre géant minier, la Générale des carrières et des mines (Gecamines) », a ajouté le syndicaliste. Selon lui, la situation s’est aggravée avec l’insécurité grandissante au sein des installations de l’entreprise qui a connu récemment le meurtre de trois de ses gardes.

« Nous demandons au gouvernement central de parer au grand risque que court la Miba d’aller vers une faillite totale », a averti le syndicaliste rappelant que l’Etat congolais doit 64 millions USD à la société, endettée à hauteur de plus de 140 millions USD.

Selon un cadre de la Miba interrogé mardi par l’AFP, « la sortie de crise passe par une indispensable recapitalisation de l’entreprise ».

La ministre congolaise du Portefeuille a indiqué que les négociations étaient en cours depuis lundi avec les responsables syndicaux de la Miba.

« Nous avons avancé sur les scénarios et sur les stratégies possibles de sortie de crise », a déclaré Jeanne Mabunda mardi sur la radio Okapi, parrainée par l’ONU, avant d’appeler « au calme » et « au sang froid » le personnel de la Miba.

La Miba est une société d’économie mixte détenue à 80% par l’Etat congolais et à 20% par la société panafricaine Mwana Africa, cotée sur le marché AIM (Alternative Investment Market) de la Bourse de Londres.

La Miba, qui s’étend sur une concession de 45.000 km2 au Kasaï oriental (centre), a produit pour les cinq dernières années une moyenne de 6 millions de carats de diamants par an.

Le diamant du Kasaï est essentiellement industriel (environ 2% de diamant de joaillerie).


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