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GREVE DE LA FAIM DES 690 ELEVES-MAITRES- LE COLLECTIF DEVANT LE PALAIS, LE 18 MARS PROCHAIN

Le collectif des élèves-maitres a décidé d’observer une grève de la faim, le 18 mars prochain, devant les grilles du palais de la République pour contraindre le gouvernement au respect de la décision de la Cour suprême, qui a annulé l’arrêté du ministre de l’Education nationale.

Le collectif des 690 élèves-maitres n’a pas encore épuisé ses armes pour contraindre le gouvernement à respecter la décision de la Cour suprême. Après des sorties intempestives et autres rassemblements, les élèves-maitres comptent aller plus loin pour exiger leur intégration dans la fonction publique. Réunis samedi dernier, ils ont décidé d’observer une grève de la faim devant les portes du palais de la République, le 18 mars prochain. Le coordinateur, Mamadou Dia, et Cie veulent ainsi dénoncer l’attitude de l’exécutif face à une décision de la justice. «Nous avons las d’attendre. C’est l’Etat même qui ouvre la voie au désordre», explique Mamadou Dia.
En attendant la mise en exécution de leur grève de la faim, cette affaire des élèves-maitres est loin de connaitre son épilogue. En effet, de jour en jour, de nouveaux rebondissements font relancer le dossier sur la place publique. Le dernier en date, est la sortie du ministère d l’Education pour annoncer que «le jury du Concours de recrutement des élèves-maitres (Crem), session 2013, a décidé de prononcer l’annulation de l’admission dans les CRFPE de 690 candidats dont les notes ont été falsifiées».
Il n’en fallait pas moins pour souligner que Serigne Mbaye Thiam reste dans une dynamique de ne pas intégrer les 690 élèves-maitres, qui ont obtenu gain de cause devant la Cour suprême, dans la fonction publique.
«Les membres du jury, sous la présidence de Abdoulaye Diatta, ancien Directeur de la Formation et de la Communication, ont constaté, pour tous les 690 candidats, les majorations opérées des notes saisies dans l’ordinateur du correspondant en informatique et ayant servi de base aux délibérations», renseigne un communiqué du ministère.
L’UMS s’y mêle
Le Bureau Exécutif de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) a dénoncé «les immixtions intempestives du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire». L’Ums s’est indignée aux «sorties maladroites des pouvoirs publics à l’égard de décisions de justice rendues dont la dernière en date est celle de la Cour Suprême dans l’affaire des élèves-maîtres».
Sud quotidien

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