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Grève de trois jours des enseignants

Ni les ponctions sur leurs salaires, ni les intimidations ne viendra à bout de la détermination des enseignants à voir leur plate-forme revendicative satisfaite. C’est, en tout cas, ce que l’Intersyndicale enseignante a fait savoir hier, lors d’une conférence de presse. Les grévistes ont, également, renseigné sur leur troisième plan d’action qui démarre ce mardi.

Source : Walfadjri
Le débrayage qu’observe ce mardi l’Intersyndicale enseignante est révélateur de l’échec des négociations entre le gouvernement et les enseignants. Aussi ces derniers optent-ils pour la radicalisation de leur mouvement, en décidant de dérouler leur troisième plan d’action, dont le clou est la marche nationale qu’ils comptent organiser sur toute l’étendue du territoire le 15 mai prochain. Auparavant et un jour après le débrayage d’aujourd’hui, les enseignants vont déserter les salles de classe les 9, 10 et 11 mai 2007.

Selon les responsables de l’Intersyndicale qui tenaient hier une conférence de presse pour informer de la suite qu’ils entendent donner à leur mouvement d’humeur, le gouvernement ne leur a pas laissé d’autres choix possibles car, selon eux, celui-ci a opté pour la confrontation. Et Mamadou Diop ‘Castro’, secrétaire général de l’Union démocratique des Enseignants (Uden) de marteler que, ‘quand un gouvernement montre autant d’irresponsabilité et d’incompétence en optant pour la confrontation en lieu et place du dialogue, les enseignants n’ont d’autres choix que d’utiliser les armes à leur disposition’. Pour sûr, renseignent les grévistes, ce ne sont ‘ni les intimidations, ni les ponctions sur les salaires’ qui feront tempérer leurs ardeurs dans leur détermination à satisfaire leur plate-forme revendicative.

De l’avis des leaders de l’Intersyndicale, le point d’achoppement focal des négociations demeure celui relatif à l’indemnité de recherche documentaire que les enseignants voudraient être répartie à tous les acteurs de l’éducation. ‘Tous doivent en bénéficier, aussi bien les enseignants du préscolaire, ceux spécialisés que les inspecteurs de l’enseignement’, peste Mamadou Diop ‘Castro’. Lequel confie que l’Etat a retiré l’indemnité qu’il avait octroyée aux inspecteurs de l’enseignement pour ne pas avoir à légitimer l’octroi de ladite indemnité à tout le monde. Les enseignants trouvent cette attitude d’autant plus ‘irresponsable’ qu’ils fustigent le deux-poids-deux-mesures décidé par le gouvernement à l’endroit des fonctionnaires de l’Etat. En effet, à les croire, le gouvernement a pris sur lui d’octroyer aux agents du ministère de l’Economie et des Finances une prime d’incitation au recouvrement allant de 100 000 à 700 000 francs par mois selon qu’on est de la hiérarchie C et D ou qu’on a plafonné. ‘Quoi de plus injuste ?’, se désole le secrétaire général de l’Uden lequel poursuit : ‘Nous réclamons une prime d’incitation à la qualité’ qui serait, à ses yeux, synonyme d’indemnité à la recherche et à la documentation. Et le leader syndical de s’indigner que ‘tout acte que le gouvernement pose a des soubassements politiques. Autrement, comment comprendre que le décret donnant des faveurs aux fonctionnaires du ministère de l’Economie et des Finances ait été signé le 12 février dernier, soit en pleine campagne électorale pour la présidentielle’?

Tout en saluant la mobilisation jusque-là notée au niveau de ses membres, l’Intersyndicale en appelle à la vigilance et à la détermination pour faire aboutir le combat qu’elle mène depuis le début de l’année. Aux enseignants du Cusems, Mamadou Diop ‘Castro’ demande plus de solidarité ‘de corps’ parce que concernés, eux aussi, par le non-respect des accords de 2003/2006.

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