23 juillet, 2014
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GRIS BORDEAUX, NOUVEAU «TIGRE» DE FASS, REVIENT SUR SA CARRIERE, SES DÉFAITES, EN AUTRES

GRIS BORDEAUX, NOUVEAU «TIGRE» DE FASS, REVIENT SUR SA CARRIERE, SES DÉFAITES, EN AUTRES

Le troisième «Tigre» de Fass, Gris Bordeaux, a convoqué une réunion préparatoire de la nouvelle saison de lutte. A l’exception de Balla Diouf, Papa
Sow et de Tapha Guèye n°2, tous les autres lutteurs y étaient. Et le chef de file de l’écurie de soutenir que personne n’est indispensable à Fass.
Quel est l’objet de votre rencontre d’aujourd’hui ?

C’est une rencontre qu’on initie, chaque année, en début de saison, entre les dirigeants et les lutteurs pour discuter des préparatifs de la nouvelle saison, du respect des calendriers des entraînements et trouver les voies et moyens pour réussir la nouvelle saison. C’est une rencontre-convocation qui est calée depuis plusieurs jours. Mais je suis surpris de lire dans la presse que c’est un «ndëp» à Fass ou une réunion d’urgence convoquée à Fass. Ce qui n’est pas vrai. C’est juste une réunion normale entre les lutteurs de Fass.

Pourquoi Forza, Balla Diouf, Tapha Guèye n° 2 et Papa Sow ne sont pas là ?

Je les ai convoqués. Peut-être qu’ils ont eu des contretemps. Forza je l’ai appelé, il s’est trouvé qu’il est souffrant. Balla Diouf a été convoqué, mais il n’est pas venu. Tapha Guèye était venu et reparti parce qu’il a un malade. Juste pour vous dire qu’on a discuté dans le cadre du sport pour veiller au respect des entraînements et réfléchir sur de nouvelles stratégies qui feront plaisir à nos supporters. Cette année, on a décidé de révolutionner Fass. Il y a déjà des combats qui sont en vue comme celui de Papa Sow, Lac Rose, pour ne citer que ceux-là. Ce sont des combats très importants qui imposent une rupture dans l’approche.

Quelles sont les décisions que vous avez prises surtout après vos nombreuses défaites de la saison précédente ?

Les défaites concédées l’année dernière ne sont pas des revers. Ce sont des défaites sur décision arbitrale ou administrative. Les cinq défaites sont des décisions du Cng. Nous ne les considérons pas comme des défaites. Ce qu’on considère comme étant une défaite, c’est quand le lutteur est battu par son adversaire. Mais des défaites, suite à des avertissements ou sur décision médicale ou des combats sans chute, ne sont nullement des échecs. Cette année, en ce qui concerne Fass, notamment mon combat contre Modou Lo, tout le monde est surpris de l’issue de la partie. Le règlement du Cng, c’est du n’importe quoi. Désormais, nous allons commencer les entraînements très tôt et s’entraîner sérieusement. C’est le nouveau règlement. Ce sont nous les lutteurs qui peuvent satisfaire les supporters de Fass. Aucun lutteur n’aura désormais la prérogative de démarcher son propre combat tant qu’il ne sera pas régulier et sérieux dans le respect strict des horaires d’entraînements. Ce n’est pas parce qu’on a un besoin d’argent qu’on doit se précipiter pour monter son combat, sans au préalable en discuter avec l’ensemble du staff. Pour limiter les défaites, il sera désormais exigé au lutteur d’être en pleine forme pour prendre une avance d’un adversaire. Il ne faut pas seulement prendre un combat pour de l’argent. C’est fini. Tout le monde aime l’argent. La nouvelle règle exige d’être au top avant de s’engager pour un combat.

Les conclusions retenues à l’issue de cette réunion seront-elles remises à la direction technique ?

Pas du tout. Cette rencontre concerne seulement les lutteurs. Peut-être, si l’occasion se présente, nous allons communiquer les conclusions au bureau. Cette réunion ne concerne pas le président de l’écurie de Fass. En cas de besoin, je peux aller discuter avec le président sur les problèmes de Fass.

Qu’avez-vous préconisé pour diminuer vos défaites ?

L’écurie c’est comme un club, une équipe. Elle ne peut pas échapper aux défaites. Il y a des écuries dont les bilans sont beaucoup plus catastrophiques que la nôtre. Les problèmes de Fass évoqués dans la presse ne sont que des détails. Mais, il suffit qu’on parle de l’écurie pour que les gens en fassent un grand débat. C’est ça Fass et personne n’y peut rien faire.

Gris, en tant que leader, qu’est-ce que vous avez décidé pour éviter les frustrations au sein de votre écurie ?

L’unité et l’union font la force. Que chacun pense du bien de l’autre. Qu’il n’y ait pas de méchanceté, ni de haine entre nous. Cela vaut mieux que d’avoir 1000 personnes et qu’elles passent tout leur temps à se chamailler, se disputer et régler des comptes par voie de presse. Qu’on se donne la main et qu’on soit un et indivisible. Travailler et aller de l’avant sans accorder beaucoup d’importance aux suspicions et aux mauvaises interprétations. Ceux qui bosseront plus feront les résultats. On a discuté entre hommes et entre athlètes. Nous sommes des sportifs. Notre credo, c’est un esprit sain dans un corps sain. Il faut changer de comportements. Car, un bon sportif doit être normal, discipliné et respecter les entraînements. Nous sommes des leaders et devons, par conséquent, tenir un bon langage. Plusieurs jeunes nous imitent même dans notre manière de parler. Pour leur intérêt, il nous revient donc de veiller sur notre manière de communiquer. Nous sommes des porteurs de voix et devons soigner notre image.

Envisagez-vous une réunion avec la direction technique, notamment avec Moustapha Guèye ?

Les lutteurs, l’encadrement, la direction technique et l’administration sont tous logés à la même enseigne. Quand je parle aux lutteurs, je suis leur patron. Mais je reste sous les ordres de la direction technique pour une réussite et une amélioration de l’écurie Fass. S’il y a urgence, j’en discuterai avec le président.

Que répondez-vous à Moustapha Guèye qui dit que l’écurie Fass ne peut marcher sans lui ?

C’est son avis et je le respecte. Tout le monde contribue à Fass. Et d’ailleurs ceux qui contribuent le plus sont des anonymes. C’est une aberration de dire que quand on quitte l’écurie, Fass va sombrer. L’écurie Fass est une grande association. Ceux qui investissent et font les résultats ne veulent pas être connus du public. Ils oeuvrent pour le bien de Fass. S’ils pensent que sans leur apport Fass va mourir de sa belle mort, ils se leurrent. L’écurie de Fass est bénie par Dieu. Personne ne peut rien y faire. Que chacun joue son rôle. Mbaye Guèye était là, et il est parti, de même que Moustapha Guèye. Moi aussi je vais partir un jour. Quiconque espère que sans lui Fass ne verra pas le bout du tunnel, il se leurre.

Pourquoi vous n’entretenez pas de bons rapports avec Tapha Guèye, Balla Diouf et Moussa Gning ?

Dans chaque écurie, il y a des problèmes entre les dirigeants et même entre les lutteurs. C’est inévitable ! D’habitude, je ne réponds pas par voie de presse concernant les affaires de l’écurie. Je ne communique pas de cette manière. Quand j’ai un problème avec quelqu’un, je le règle avec lui en le regardant en face. Mes bisbilles avec Balla Diouf ne sont que des détails. La personnalité que j’incarne, ma présence dans le milieu de la lutte ne me permettent pas d’avoir une certaine posture. Je ne réponds pas aux provocations ni aux accusations gratuites par presse interposée. Et ceux qui m’attendent sur ce terrain n’ont aucune chance d’être servis. Je sais où mettre les pieds.

Quels sont vos potentiels adversaires ?

Ils sont nombreux et je poursuis ma préparation. Je suis prêt pour toutes les affiches. Je n’ai pas un problème d’adversaire. Je ne suis plus dans une posture de cibler un adversaire. Que ça soit Tyson, Lac de Guiers 2, je suis prêt. Je ne suis pas au courant d’une quelconque démarche pour mon combat contre Gouy gui. C’est à travers la presse que j’ai appris qu’on démarche même ma confrontation face à Ness. Mais, je souhaite en découdre avec des adversaires que je n’ai pas encore rencontrés.

Papa Sow a dit que celui qui pense qu’il est un «nandité» (branché) et qu’il joue, va être dépassé. Que répondez-vous ?

A Fass, nous sommes tous des «nandités» (branchés). Il suffit qu’on soit lutteur pour qu’on demeure un «nandité». La plupart des lutteurs de Fass habitent Grand–Dakar, Colobane, Ben Tally, Médina. Ce sera son affaire si quelqu’un veut se considérer comme un cancre. De plus, on a des supporters et encadreurs «nandités».

Votre ambition pour la saison ?

Je ne dirais pas que je vais faire zéro défaite. Mais nous irons de l’avant et les choses vont bouger. Tout sera revu et bien refait. Nous allons débarquer avec de nouveaux arguments en attendant les autres surprises.

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