24 avril, 2014
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Gros cachets dans la lutte Gaston Mbengue dit avoir tiré la sonnette d’alarme

Gros cachets dans la lutte Gaston Mbengue dit avoir tiré la sonnette d’alarme

Joint au téléphone, ce mardi 30 octobre 2012, le promoteur de lutte Gaston Mbengue n’a pas voulu s’étendre sur les accusations selon lesquelles il aurait tenté de «marabouter» (jeter le mauvais sort) Luc Nicolaï, Assane Ndiaye et Aziz Ndiaye. Toutefois, le promoteur a tenu a rappeler qu’il a été le premier à tirer la sonnette d’alarme, par rapport à la concurrence et aux gros cachets qui avaient été érigés en règle, alors que les promoteurs avaient du mal à les supporter.
Le patron de Gaston Production ne s’offusque guère d’être accusé d’avoir «marabouté» ses collègues promoteurs. «Pour quelle raison devrais-je vouloir du mal à ceux-là, particulièrement, à Assane et Aziz Ndiaye qui sont tous mes enfants ? Ils sont encore jeunes et ont l’avenir devant eux. Quant à moi, si je me retrouve à un niveau où je dois chercher à « éliminer » de jeunes promoteurs, c’est que je n’ai plus ma place dans l’arène».

S’agissant du soi-disant blanchement d’argent et autres magouilles dans la lutte, Gaston Mbengue se veut formel. «Les appétits incontrôlés des lutteurs ne doivent pas nous pousser à tremper dans n’importe quoi. Aucun de ces lutteurs, qui se disent VIP, ne vaut un cachet de 15 millions Fcfa. Si vous leur payez de tels cachets, vous ne vous en sortirez pas, car très peu d’entre eux drainent du monde. C’est pourquoi j’ai toujours demandé à mes collègues promoteurs de ne pas faire de folie, mais personne ne m’a écouté», se désole « Sa Ndiambour ».

Retour des sponsors et des «choc des titans»?

Avec l’exil forcé d’Alioune « Petit » Mbaye et l’arrestation de Luc Nicolaï, tous les esprits se sont tournés vers Gaston Mbengue pour espérer de grandes affiches, mais aussi le retour des gros sponsors dans son portefeuille. De tout cela, il n’en est rien, si l’on en droit ses déclarations. «De gros sponsors, il n’y en a point. D’ailleurs, ce n’est jamais le sponsor qui vous dit : je veux tel ou tel autre combat. C’est nous qui montons nos affiches et allons leur proposer de nous accompagner. S’ils concèdent à le faire, le premier versement qu’ils nous font permet à peine d’organiser trois à quatre journées. Ensuite, c’est auprès des banques que nous allons pour emprunter de quoi terminer la saison, car le sponsor ne paie le reliquat ne plusieurs mois après», révèle Gaston Mbengue.

«Aujourd’hui, je me suis endetté auprès de ma banque et je ne peux pas continuer à hypothéquer mes avoirs pour amuser la galerie», peste le « Don King sénégalais », qui assure qu’il n’est pas prêt à aller au-delà du plafond fixé par le Collectif des promoteurs. D’ailleurs, Gaston Mbengue dit n’être même pas sûr d’atteindre les 75 millions de Fcfa suggérés par ses pairs.

Balla Gaye-Eumeu Sène : «Aucune évolution…»

Est-il, comme écrit dans la presse, «très avancé dans la négociation de la revanche Eumeu Sène-Balla Gaye 2»? La réponse de Gaston Mbengue tombe comme un couperet: «Aucune évolution. Tous ceux qui s’épanchent dans la presse à ce sujet de font que raconter des mensonges ; je n’ai pris aucun engagement avec qui que ce soit pour ce combat-là». N’est-ce pas une manière de lui «forcer la main» en annonçant qu’il était en voie de finaliser ? «Je ne suis en voie de rien finaliser quoi que ce soit, et personne ne peut me forcer la main, surtout quand je sais ce que valent les lutteurs. Ceux qui disent que chacun connaît son prix n’ont qu’à attendre de voir quelqu’un qui accepte de leur payer ce prix, mais ce ne sera pas Gaston Mbengue», martèle ce promoteur en activité depuis 1992.

«Vous êtes témoin de l’histoire récente et même ancienne de la lutte et de l’évolution des cachets. Vous pouvez témoigner, vous-mêmes, que quand j’arrivais dans la lutte, les cachets étaient plafonnés à un million Fcfa. J’ai été le premier à payer 3 millions, ainsi de suite, jusqu’à la folie des 100 millions que j’ai été également le premier à payer à un lutteur. Mais tout cela, c’est fini… Du moins en ce qui me concerne. Et je ne vois pas un autre pour atteindre ces sommets», lance encore le promoteur, qui a co-organisé le retour aux affaires de Manga 2, en 1993, contre Mor Nguer.

Alors, ceux qui craignent que cette période ne soit le début de la fin pour les gros cachets ne semblent pas avoir tort, si l’on considère cette déclaration du plus grand des organisateurs de galas.

LeSénégalais.net