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Grossesses précoces Un phénomène qui inquiète à Bène Baraque

La situation sur les grossesses précoces est très préoccupante en banlieue dakaroise. Des filles très très jeunes tombent enceintes, hypothéquant ainsi leurs études.

A Bène Baraque, dans la Commune de Yeumbeul-Nord, les grossesses précoces sont devenues ont pris de l’ampleur ces dernières années et inquiète les habitants de qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dans ce coin de la banlieue, beaucoup de jeunes filles âgées de moins 18 ans ont une vie sexuelle déjà active. Ce qui les expose à des grossesses non désirées qui les obligent à abandonner très tôt l’école. Ces grossesses sont parfois causées par de jeunes garçons de la même tranche d’âge qui finissent par fuir leurs responsabilités.

Rien qu’en l’espace de dix (10) jours, dix (10) cas ont été enregistrés au quartier Lamine Ndiaye de Bène Baraque. Les victimes sont toutes des élèves en classe de  6ème, 5ème, 4ème. La plus âgée d’entre elles n’a que 16 ans. Fait insolite, une fille âgée de 10 ans traîne une grossesse assez avancée.

‘’Personne ne peut expliquer réellement ce qui pousse aux jeunes filles mineures à s’adonner à des séries de jambes en l’air jusqu’à tomber enceinte’’, s’alarme Mariétou Camara, assistante sociale de son état. Elle collabore avec le centre d’accueil, d’insertion, d’assistance et d’accompagnement des filles victimes de grossesses, de violences et de viols. « Beaucoup de filles  sont tombées enceintes à cause de la pauvreté extrême. Les parents n’ont pas le temps d’éduquer leurs enfants, ils passent tout leur temps à courir derrière la dépense quotidienne », confie-t-elle.  Selon elle, ‘’il existe des foyers qui ne font bouillir la marmite qu’une seule fois par jour. Et pour avoir de quoi manger, les gamines seront obligées de s’adonner à des pratiques sexuelles avec les hommes pour avoir de quoi manger ou de quoi donner à leurs parents ou encore acheter des habits, surtout pendant les moments des fêtes.’’  ‘’Certaines filles sont engrossées par des charretiers’’», nous explique Mariétou. Pis, certaines filles ne savent pas qui les a engrossées car elles entretiennent des relations sexuelles avec plusieurs partenaires. Le centre qui les accueille ne dispose pas suffisamment de moyens pour la prise en charge totale et les filles sont souvent chassées de chez elles par leurs parents.

Sada Mbodj

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