Guantanamo : 4 pays africains acceptent des prisonniers étrangers à leurs risques et périls

  • Category : ACTUALITES
  • By : moussa keita
  • Date : 6 avril 2016

Ils sont trois pays africains à accepter, jusqu’ici, des prisonniers de Guantanamo sans que ceux-ci soient de leurs nationalités. Il s’agit du Ghana, de la Libye et du Maroc. Le Sénégal vient de rejoindre ce groupe en acceptant, ce lundi, d’accueillir Salem Abdul Salem Ghereby, 55 ans, et Omar Khalif Mohammed Abu Baker Mahjour Umar, âgé d’environ 44 ans.

Ce qui porte maintenant le nombre de pays africains à 4, soit 2 pays de l’Afrique noire et 2 du Maghreb. S’agit-il d’un hasard. Peut-être bien. En tout état de cause, J-A dans son site d’information,  révèle que « depuis 2003, ils sont désormais 59 anciens ”pensionnaires” de Guantanamo à avoir été transférés sur le continent africain ». Il poursuit en révélant que « le premier d’entre eux, Abdullah Tabarak, Marocain soupçonné d’avoir favorisé la fuite d’Oussama Ben Laden, en octobre 2001, avait été évacué de l’enclave américaine de Cuba, le 1er juillet 2003, direction son pays d’origine, le Maroc ». Selon les dernières informations sur sa situation, évoquées par le New York Times, mi-2014, il serait, aujourd’hui, libre dans son pays natal. Le site parle « d’exception » que nombre d’observateurs ont dénoncée et qui reste, aujourd’hui, « un mystère ». « Les détenus de Guantanamo retrouvent, en effet, rarement la liberté, même sans avoir été déclarés coupables », martèle J-A qui confirme ce que nous disions, seulement hier, à savoir que la communication gouvernementale sur la question n’était pas suffisante. Pourtant, réagissant à l’arrivée de ces Libyens au Sénégal, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, s’est voulu clair en révélant que « personne n’a dit qu’ils étaient des djihadistes. Ce sont des gens qui étaient arrêtés tout simplement. C’est juste des personnes qu’il faudra assister parce que ce sont des fils africains, qui ont été éprouvés durant des années ».

L’Algérie et le Soudan accueillent leurs propres ressortissants venus de Guantanamo.

Détenus pendant 14 ans sans être inculpés ou jugés, seront-ils à la solde du trésor public sénégalais ou américain ? Une question très simple mais qui renvoie à la responsabilité du pays qui aura vraiment en charge les Libyens. Et tout indique que, dans cette affaire, qu’ils seront sous la responsabilité des Américains. La preuve, qui s’est soucié, une seule fois, de leurs avis. Est-ce qu’on a cherché à leur demander s’ils veulent être au Sénégal ou rentrer en Libye ? Est-ce que l’on a cherché à savoir si, en vertu des chartes internationales sur la protection des personnes, les États-Unis ne devraient pas être condamnés ne serait-ce qu’à les dédommager pour les préjudices subis ? Pourquoi, subitement, tous les organismes des droits de l’homme et Amnesty International observent le silence sur cette question ?

Autant de questions sans réponses qui renvoient aux non-dits d’un dossier très sensible. Quand les Américains ont tenté d’implanter leur base d’Africom en Afrique, rares ont été les États qui ont accepté. Tous avaient invoqué, à l’époque, une atteinte à leur souveraineté. Ce Commandement militaire pour l’Afrique, unique dans son genre et basé à Stuttgart, en Allemagne, travaille à la sécurité des pays africains grâce à une coopération active depuis sa création en 2008 mais n’arrive pas, jusqu’ici à endiguer les attaques djihadistes en Afrique. Alors, si les Américains sont aussi désarmés à limiter les dégâts de la menace djihadiste sur le continent, ils doivent éviter le maximum possible d’augmenter les risques dans des États faibles comme le nôtre. Le transfèrement de prisonniers de ce genre dans divers pays du monde nous semble être une façon de propager davantage le risque terroriste.

Ceux qui ont été arrêtés à Guantanamo ne l’ont pas été au hasard. Des indices graves et concordants existaient pour oser les maintenir en détention pendant 14 ans. Alors les voir se pavaner à Sandaga ou ailleurs ne nous agrée pas davantage. Et dire que le Sénégal est déjà sous menace.

Assane Samb

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