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GUANTANAMO- Le Sénégal dans la détente internationale

 Guantanamo est le dernier maillon d’une chaine du combat d’Obama pour une détente internationale ; Dakar y participe, en attendant de régler la source du déséquilibre des relations entre les peuples de ces cinquante dernières années : Israël.

Dakar accompagne Washington dans la détente internationale entamée par le président Barak Obama dans le dossier cubain au sens large : le Sénégal va aider à concrétiser le vœu du président américain de fermer Guantanamo avec l’asile humanitaire accordé à Omar Khalif Mohammed Abu Baker Mahjoub et Salim Abd al-Salam Umran al-Ghuraibi,  détenus depuis quatorze ans sans jugement et nés en 1972 et 1961 en Libye. Le Sénégal participe ainsi au combat de Barak Obama pour une détente internationale en acceptant de recueillir ces deux-ex pensionnaires de Guantanamo. Centre de non-droit mis en service principalement après les événements du 11 septembre, cet espace exclu de l’île de Cuba était le dernier maillon de la guerre froide et de la lutte contre le terrorisme international ; le président Obama semble avoir compris la nécessité de changer son fusil d’épaule s’il veut véritablement jeter aux orties les quelques vieilleries qui limitent une véritable détente internationale : la normalisation des relations avec La Havane, la fermeture du centre de détention de Guantanamo sont les deux pieds de la lutte du président américain pour un ordre international plus équilibré, ordre pourri par les relations entre Israël et la Palestine. Guantanamo et Cuba constituent donc le succès le plus réel de la politique de la détente entamée par Barak Obama, facilité, il est vrai par un second et dernier mandat qui autorise quelques hardiesses. En recevant Omar Khalife Mohammed Abu Baker Mahjoub et Salim Abd al-Salam Umran al-Ghuraibi, le président Macky Sall manifeste un souci constant de lutte contre l’exclusion pour des détenus sans jugement incapables de retrouver une mère partie déséquilibrée par de croisés chrétiens avec l’assassinat du Colonel Kadhafi. Des négociations diplomatiques sérieuses et menées en toute souveraineté ici et ailleurs ont fait ressortir le souci solidariste du Sénégal autour des points suivants : les pensionnaires devaient être des ressortissants africains, n’avoir commis aucun crime moralement répréhensible et libérables parce qu’aucun grief ne leur est reproché hors une détention administrative outrancière, comme on en voit en terre palestinienne occupée. Sur la base de ces critères, deux natifs d’Afrique ont été retenus et mis à la disposition du Sénégal en ce jour solennel de commémoration de l’accession du pays à la souveraineté internationale, pour asseoir cette notion d’indépendance dans le choix et la participation à ce processus de décantation et de détente internationale. C’est, dans le fait, une réelle leçon de démocratie que le Sénégal a administrée aux États-Unis, appuyée, il est vrai, par ce souci du président Barak Obama de libérer Cuba de cet anachronisme historique vieux comme Mathusalem du blocus économique et politique. La fermeture de Guantanamo, la régularisation des relations avec La Havane atténuent l‘échec  des efforts américains pour des pourparlers obligatoires entre Israël et la Palestine, base de l’irrédentisme arabe qui s’est affolé sous des dehors religieux.

Pathé MBODJE

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