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Habib Bèye, capitaine de l’Olympique de Marseille : «On a manqué de rigueur défensive»

Au bout de fil, le capitaine de l’Olympique de Marseille, à l’entendre parler, semble avoir vite tourné la page de la finale perdue (2-2 ; 5 tab à 4) face à Sochaux ; même si on sent un brin de déception à travers la tonalité de son discours, pour quelqu’un qui vient de perdre trois finales avec Marseille, dont deux consécutives. Habib Bèye (29 ans, 34 matches cette saison) veut se concentrer sur l’objectif final qui se dresse à nouveau sur le chemin des Marseillais : à savoir décrocher une place en Ligue des Champions. Un challenge qui s’est corsé avec cette défaite amère en finale que le latéral droit des Lions analyse lucidement, en déplorant un manque de concentration, une certaine naïveté défensive et un déficit physique fatal en fin de partie.
Habib, que ressentez-vous au lendemain de la finale de la Coupe de France perdue face à Sochaux ?

La déception ! (il insiste sur le mot). Forcément la déception parce qu’on voulait vraiment la gagner cette coupe. Donc, on est tous déçu de l’avoir perdue. Maintenant, la vie, elle ne s’arrête pas à une finale. Il faut continuer à travailler. Il reste deux matches de championnat pour accrocher la Ligue des Champions.

Qu’est-ce qui n’a pas marché dans l’équipe samedi ?

Ce qui n’a pas marché ? (il marque un temps d’arrêt). On a marqué deux buts. Ils en ont marqués deux aussi. Après, cela s’est décidé aux penalties. Et on sait que les penalties, c’est assez aléatoire. Voilà ! Ce qui n’a pas marché… (il ne termine pas sa phrase). Sûrement, il y a l’aspect physique. Car comme vous le savez, on avait joué trois jours avant. Il y avait un peu de fatigue face à une belle équipe de Sochaux. Donc, voilà ! Ils ne sont pas quatrième du championnat pour rien. Cela veut tout dire. On a fait la course en tête tout le match. Ils ont réussi à égaliser. Après, tout s’est décidé aux penalties. On n’a pas perdu dans le jeu. On a perdu aux penalties, malheureusement.

A chaque fois, vous avez été rejoint au score. N’avez-vous pas été coupable d’un certain laxisme en défense ?

C’est vrai qu’on a manqué de rigueur défensive, par moments, et de concentration. On a pris deux buts… Il y a toujours une part de responsabilité de l’équipe quand on ne gagne pas. (Il cherche ses mots). Malheureusement, c’est comme ça. On a mis deux buts et on n’aurait pas dû en prendre deux.

Vous avez perdu deux fois de suite une finale à Saint Denis. Apparemment, le Stade de France ne vous réussit pas ?

Disons que les finales avec Marseille ne m’ont toujours pas souri puisque j’en ai perdu trois. Et comme vous le savez, c’est dur de perdre trois finales avec le même club (Marseille). Mais c’est comme ça, c’est la vie. C’est le football. Le cadre était idéal, mais j’avais déjà joué au Stade de France. Donc ce n’était pas une première pour moi, ni forcément quelque chose d’exceptionnel. J’y avais déjà joué. Mais cela fait toujours plaisir d’y évoluer au vu de l’ambiance tout à fait particulière.

En tant que capitaine sénégalais de l’OM, ne pensez-vous pas avoir raté le train de l’histoire ?

J’ai déjà gagné la Coupe de France une fois (avec Strasbourg). C’est vrai qu’en tant que capitaine, c’est une grande déception. Après l’avoir déjà perdue avec l’Olympique de Marseille, l’année dernière, la Coupe m’échappe à nouveau en tant que capitaine. Mais c’est surtout une déception de groupe avant de penser à une déception personnelle. C’est une déception, et pour l’équipe et pour le club et tous les dirigeants.

Là, il va falloir vite tourner la page pour songer à la Ligue des Champions, votre dernier espoir…

On a deux points d’avance. Il nous faut quatre points. On sait qu’à quatre longueurs, on sera en Ligue des Champions, l’année prochaine. C’est à nous de faire un bon résultat à Saint- Etienne (37e journée) et de gagner lors de la dernière (38e) chez nous contre Sedan. Il faudra donc vite nous remettre de cette déception et nous concentrer sur cet objectif final et prioritaire. Il va falloir donc noyer notre déception dans la Ligue des Champions.

Pensez-vous pouvoir disposer d’assez de ressources morales et physiques pour rebondir ?

Nous n’avons pas le choix. Il va falloir, en tous les cas, se concentrer au maximum. On a un objectif qui est beaucoup plus important que de gagner la finale de la Coupe de France. C’est d’aller en Ligue des Champions.

En dépit de cette fin de saison assez particulière et à fort enjeu, vous pensez aux deux prochaines sorties de la sélection nationale, contre la Tanzanie et le Mozambique ?

J’y pense évidemment, mais pour l’instant, je me concentre sur ce que j’ai à faire avec Marseille. Sur le reste du championnat et par rapport à notre objectif de décrocher une place en Ligue des Champions. Je me concentrerai plus tard sur les matches de la sélection nationale.

Vous avez certainement eu un mot à l’endroit des Sénégalais de Sochaux.

Je les ai tous félicités (Rires).


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