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Bandjim Bandoum, témoin : « Habré était au courant de tout ce qui se passait »

  • Date: 22 septembre 2015

La chambre africaine extraordinaire a auditionné, aujourd’hui, dans le cadre du procès de Hissene Habré, Bandjim Bandoum. Il a été secrétaire à la brigade d’intervention rapide. Son rôle consistait non seulement à dactylographier les procès verbaux des prisonniers arrêtés, mais aussi de recenser les personnes arrêtées la nuit et la veille. Bandjim Bandoum, par ailleurs ancien membre de la Dds a expliqué à la barre : « Je suis resté de décembre 1982 à septembre 1983 au Tchad, on m’a désigné pour faire partie de la première délégation afin de négocier avec les rebelles (les Codos : ndlr). Ainsi, j’ai été nommé à la Dds, par décret présidentiel, comme Chef de service adjoint. Le matin, je partais dans les centres pour faire la situation des prisons. Je faisais les rapports. Je formais aussi des agents de la sécurité ; Je suis resté dans cette unité jusqu’à décembre 1985 ». Bandjim Bandoum sera arrêté en mars 1989 avant de reprendre après son service après sa libération. Devant les juges des chambres africaines extraordinaires, le témoin déclare : « Ce que j’ai vu et assisté à troublé ma conscience ». S’agissant des Zaghawa, renseigne-t-il, la brigade d’intervention rapide qui était le bras armé de la Dds recevait des ordres pour arrêter ces derniers. On parlait de septembre noir. Par ailleurs, le témoin a soutenu que dans les centres de détention, les prisonniers étaient dans un état épouvantable. Les locaux étaient insalubres et les gens peinaient à dormir. Il a aussi indiqué qu’il y’avait une « cellule C » qui était réservé pour des gens dangereux. « Quand vous êtes dans cette cellule vous ne sortez pas vivants », a-t-il dit. A la barre, le témoin révèle que Saleh Younous prenait des fiches à la Dds qu’il ramenait à la présidence. « Je ne sais pas s’il remettait les fiches au président Habré ou à une autre personne. Mais, cette structure est sous la responsabilité de Hissein Habré. Il n’y a pas d’intermédiaire. Selon moi, Habré était au courant de tout ce qui s’y passait », a témoigné Bandjim Bandoum.

Cheikh Moussa Sarr

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