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Halte aux enfantillages, nous sommes dans une République (Par Mamadou Moustapha FALL)

Jouer avec la sécurité nationale est le sport favori d’une certaine catégorie de personnes tapies dans le camp ténébreux de l’opposition. De l’affaire des quatorze tués en Casamance à l’assassinat inadmissible du jeune pêcheur Serigne Fallou Sylla par l’armée mauritanienne, en passant par le procès de Khalifa Sall, le livre d’un Ousmane Sonko totalement perdu, la grève des enseignants, le tollé né de la présence de Rihanna au Sénégal, notre opposition a encore montré ses deux faces hideuses qui sont celle du silence coupable dans certaines circonstances qui appellent à l’unité de tous et celle du tintamarre médiatisé dans d’autres occasions. Rien ne peut expliquer ce manque de culture républicaine. Nous sommes loin d’une vraie posture politique qui doit appeler tout le monde vers la sauvegarde de notre souveraineté – au-delà même de nos corporations – quand le besoin se fait sentir.

Le meurtre perpétré sur de paisibles citoyens en Casamance a ému tout le monde sauf ces gens-là qui n’ont d’yeux que pour le fauteuil présidentiel. Au lieu de dénoncer cette barbarie, ils se sont emmurés dans un silence aussi coupable qu’indigne de personnes soucieuses de la préservation de l’intégrité du territoire. Les va-t-en-guerre qui se sont brièvement signalés dans la presse ont voulu une solution radicale porteuse de chaos. Heureusement, notre pays dispose d’une administration républicaine efficace qui a su prendre le taureau par les cornes. Pour cela, merci au ministre de l’Intérieur, à son collègue des Forces armées, au Haut-commandant de la Gendarmerie, au Directeur général de la Police nationale et au Procureur de Ziguinchor pour leur dextérité et leur sens de la mesure.

Ne s’arrêtant pas en si mauvais chemin, notre opposition veut faire du buzz avec le livre fantoche et insipide d’un Ousmane Sonko mis au ban de la Fonction publique. Comment un fonctionnaire qui ignore royalement les textes législatifs, au point d’être radié sans ménagement, peut-il nous faire croire à des sornettes qui ne convainquent ? A Monsieur Sonko, l’apprenti opposant, de revoir ses leçons de sciences politiques, car il suit une voie de garage. Que faudrait-il dire d’un Abdoul Mbaye dont les sorties sporadiques et sans saveur finissent par indisposer plus d’un citoyen sénégalais. Monsieur l’ancien Premier ministre Mbaye n’a toujours pas compris que l’ingratitude ne mène nulle part. Aussi continue-t-il d’errer comme un égaré dans le champ politique qui ne lui fait aucun cadeau.

Ajoutez à cela les tergiversations d’un Mamadou Diop Decroix aux sorties aussi irrégulières que la succession des types de temps et les délires d’Idrissa Seck président d’un « partillon » qui est passé de Rewmi à « Kogne bi » d’abord, « Roukh bi » ensuite et « Poukhouss bi » maintenant. Ces gens-là pensent tous que le Sénégal doit être pris en otage par les politiciens professionnels. A chaque occasion, ils montrent leur manque de culture de la République. C’est valable dans le cas des meurtres récents, dans le procès de Khalifa Sall (leader qu’ils ne soutiennent que par calcul politicien), dans la grève des enseignants et des autres corps, etc.

Plus près de nous, notre opposition a voulu pousser le bouchon de l’extrémisme religieux plus loin en s’attaquant à Rihanna, pressentie pour participer au Forum sur l’éducation. Pourtant, certains d’entre eux ont même sûrement le répertoire de Rihanna dans leur ordinateur, véhicule ou téléphone et n’hésiteraient pas à esquisser des pas de danse endiablés. Ce n’est pas l’appartenance de Rihanna à un quelconque groupe maçonnique qui peut arrêter la marche de notre pays. Ces gens-là qui crient à tue-tête accepteraient volontiers – ont même toujours accepté – la présence, sur notre sol, d’un maçon retraité (c’est lui qui le dit). Suivez mon regard. Cessons les enfantillages inutiles.

Une victoire de Modou Lô sur Lac de Guiers 2 doit-il conduire certains à ternir l’image de personnes qui n’ont qu’un seul tort : celui d’être ministre, Dg ou autre ? Les mensonges sur un prétendu cadeau du ministre Amadou Bâ à la tête de file de l’écurie Rock Energie sonnent comme un aveu de haine gratuite. Haine contre un responsable politique qui vit dans la même commune que le lutteur et qui a le devoir de l’appuyer. Et puis, Amadou Bâ «moo tayy !» Il a le plein droit de soutenir qui il veut. Mais, comme nous le constatons tous, le Sénégal est un pays dans lequel se mêler des affaires d’autrui est un sport favori. Si c’est le leadership du Président Macky Sall et de son ministre des Finances qui dérange, préparez-vous à être encore dérangés tous les jours, car le rythme de leurs prouesses va s’accentuer. Et que dire de la glissade dangereuse de Lac de Guiers 2 au sortir d’un combat perdu face à plus audacieux que lui ?

Tombant dans le piège d’une opposition malhonnête, Lac de Guiers, qui ne doit s’en prendre qu’à lui-même, a fait une déclaration surprenante et incompréhensible en accusant tout le Gouvernement de s’être ligué contre lui. C’est la première fois que j’entends un sportif commettre une bévue de la sorte. Ne devrais-je pas bannir même le fait qu’il utilise le terme Waalo – terre de mes ancêtres – mon Waalo à moi comme identifiant. Encore une fois, cessons les enfantillages.

Ne confondons pas les choses : la République (res publica) est impersonnelle et démocratique ; l’Ecurie (sportive, politique, etc) est corporatiste et partisane.

Par Mamadou Moustapha FALL
Coordonnateur de la Cellule républicaine d’information et de communication (Cric),
Coordonnateur de la Section départementale de la Fédération des enseignants
et éducateurs pour la république (Feer) de Tivaouane.
moustaphaby2000@yahoo.fr

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