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Hausse des prix des denrées : Les éclairages du ministre de l’Economie et des Finances

Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances était hier l’hôte du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes). Interpellé sur la hausse presque généralisée des prix des denrées de première nécessité, Abdoulaye Diop soupçonne une ‘organisation’ de la rareté des produits pour jouer sur le renchérissement des prix.

Source : Walfadjri
Le gouvernement du Sénégal n’est pour rien dans la hausse presque généralisée des prix des denrées de première nécessité. C’est ce qu’a révélé hier le ministre d’Etat, en charge de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. Face aux conseillers de la République pour les affaires économiques et sociales, l’argentier de l’Etat estime que notre pays est victime de sa posture d’importateur de la plupart de ses produits de consommation. Et du fait du déficit de production au niveau des pays exportateurs, des pays comme le nôtre font face aux difficultés de disponibilité des produits. ‘Certains pays ont décidé d’une rétention pour la consommation de leurs propres populations’, renseigne M. Diop. C’est le cas du lait, du riz entre autres. Et le ministre est allé même jusqu’à soupçonner l’organisation de cette rareté des produits, pour jouer sur le renchérissement de leur prix.

Pour ce qui est du riz, le ministre d’Etat a révélé que les pays importateurs font de plus en plus face à des difficultés pour assurer le transport par bateau. Car, assure-t-il, le frêt est devenu très cher et le Sénégal n’a aucune marge de manœuvre face à cette situation.

En ce qui concerne les produits pétroliers, Abdoulaye Diop a estimé que leurs prix sont allés au-delà de nos capacités d’importation, donc de paiement en ce qui concerne la Senelec et la Société africaine de raffinage (Sar) notamment. ‘Le prix du baril du baril du pétrole était avant-hier à 113 dollars’, estime-t-il, comme pour étayer ses propos. ‘Nous avons beaucoup de difficultés et notre déficit commercial devient de plus en plus important du fait du renchérissement des produits pétroliers sur lesquels nous ne pouvons agir’, se désole l’hôte de l’institution que dirige Me Mbaye Jacques Diop.

Malgré tout, défend Abdoulaye Diop, l’Etat du Sénégal, pour alléger le coût de la vie des populations, a pris un certain nombre de mesures. C’est sous ce rapport que les droits de douane sur le blé et certaines taxes sur d’autres produits ont été supprimés. Aussi, pour coller à l’évènement, le ministre n’a-t-il pas manqué de placer cette crise dans un contexte de mondialisation.

Traitant du thème ‘les capacités d’ajustement de l’éonomie face à la mondialisation’, l’invité du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes) a révélé que des mesures hardies sont en train d’être prises pour apporter une réponse aux nombreux défis qui assaillent les populations. C’est le cas notamment, renseigne le ministre, de la mise en place de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) mais aussi de mesures prises dans le cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).

A ce niveau, le Sénégal ne s’en tire pas trop mal avec une politique économique vertueuse. Et ce, malgré les chocs exogènes et la crise des Industries chimiques du Sénégal (Ics) qui a porté un sacré coup au secteur.


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