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HAUSSE INEXPLIQUÉE DE CERTAINES VARIÉTES PÉLAGIQUES « Sompatt », « Guiss », « Yabooy »

 Les ménagères sénégalaises souffrent le martyr, lorsqu’elles vont au marché. Avec cette hausse inexpliquée de certaines variétés pélagiques, et pas les espèces nobles. Une fourchette de prix entre 100 000 et 120 000 F Cfa, en gros. Et au détail, c’est un marchandage impossible, entre clientes et vendeuses.

Pour préparer les mets sénégalais à base de poissons, il faut sortir de gros moyens. Tout est cher. Le prix du poisson flambe. Et au Sénégal, certaines espèces ne sont plus exposées, dans les marchés Arafat. Une situation dont les raisons ne s’expliquent pas. Aujourd’hui, le « thiof », le « yakh », le « seud » ne trônent plus fièrement. Ils coûtent les yeux de la tête.

Comme le souligne cette grande vendeuse de poissons, qui déguste tranquillement son petit déjeuner. « Nous sommes sur pied à l’aube. Mais imaginez-vous que ce matin, nous avons marchandé pour payer les caisses de « sompatt » à 100 000 francs, de « guiss » à 120 000 francs, et de « yabooy » à 20 000 francs. Pourtant, il y a quelques semaines, le « yabooy » coûtait parfois 6000 et même 3000 francs. C’est pourquoi, je n’ai pris que du « sompatt », confie-t-il.

Et c’est parti. Les ménagères qui arrivent sur les lieux sont stupéfaites. Quelquefois, c’est du surplace. Certaines regardent dans leur porte-monnaie, discutent un peu, tâtent les poissons, pour ensuite repartir. D’autres reviennent, pour jeter un regard triste, mais sans succès.  Sans rien acheter. Une situation difficile, pour toutes celles qui doivent augmenter un budget trop rachitique. Que faire avec 2000 francs comme dépense quotidienne ?

Au détail, le « yabooy » coûte 250 francs. Un menu fretin. Le « sompatt » est vendu à 1500 francs, 2000 francs. Quant au « guiss », il coûte tout aussi cher. Non seulement, il est petit, mais au niveau des usines, les œufs sont tout simplement vendus à part. Ce qui fait que le poisson devient mou et  pas attrayant.

Sur les autres étals, d’autres variétés. Il s’agit des poissons pour fritures. « C’est la même situation. Pour les petites « dorade » rouges. Le tas est cédé à 1500 francs », souligne cette dame.

Certaines vendeuses, devant cette galère, préfèrent fuir le marché, en attendant des jours meilleurs.

Ndèye DIAW

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