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HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES Le jeu de Tanor démasqué et dénoncé par l’APR

Tout le monde soupçonnait un agenda non-dit de Ousmane Tanor Dieng dans sa subordination politique à Macky Sall pour qui et avec qui il désavoue et combat même par personne interposée certains de ses camarades socialistes. Aujourd’hui, le masque tombe. Et ce sont des responsables politiques de l’APR du Nord du Sénégal qui ne portent pas de gants pour dénoncer ce jeu dont l’apothéose est l’installation du Secrétaire général du PS à la tête du Haut Conseil de Collectivités Territoriales (HCCT).

Pour caser des alliés et arranger des souteneurs et autres responsables de son parti, Macky Sall nomme et installe à tout vent. Des Directions même ont été érigées en Ministères ou Secrétariats d’État et des sinécures octroyées à la tête de Conseils d’Administration de Sociétés nationales.

Après avoir œuvré pour l’élection de Moustapha Niasse, à la tête de la Présidence de l’Assemblée nationale et accordé à l’ancien Premier ministre un nébuleuse poste d’Envoyée Spéciale, c’est autour de Ousmane Tanor Dieng de voir son loyalisme, sa soumission même à Macky Sall, un comportement politique que dénoncent énergiquement de nombreux socialistes, de se voir installer.
Pourtant, les noms d’Aminata Touré et de Djibo Kâ ont été avancés. Mais tout indique que c’est Ousmane Tanor Dieng qui est bien pressenti. Finalement, l’alliance avec Macky Sall finit crescendo à une fonte de l’appareil socialiste dans le Macky.

Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale, le SG du PS ne peut, pour des raisons historiques qui renvoient à animosité politique qu’il a avec le leader de l’AFP, qu’épier une fonction qui l’élève au rang de Président d’Institution comme lui. Et surtout, contre Khalifa Sall, Maire de Dakar, et dont la subordination du PS à l’APR et à Macky est une réalité et une responsabilité qu’il assume, la présence de Ousmane Tanor Dieng à la tête d’un HCCT serait une victoire du clan tanoriste et un appareil institutionnel dont l’orientation peut bien être préjudiciable à Khalifa Sall.

En réalité, en se montrant démesurément et aveuglément inextricable à Macky Sall dont il défend ardemment la politique tout en se terrant devant les impaires, les bourdes et les insuffisances de son régime, Ousmane Tanor Dieng ne faisait qu’épier une haute fonction institutionnelle précise.

L’APR, par la voix de responsables du Nord, a bien les raisons de sentir une frustration et même un désenchantement devant une éventuelle nomination du SG du PS à la tête du HCCT. Le régime de Macky Sall aurait finalement l’image d’une sauce gombo bien hétéroclite et difforme. Le Président de l’Assemblée nationale est le SG de l’APR ; la Présidente du CESE, Aminata Tall est venu dans l’arène quand la bataille ardue a été déjà menée par l’APR et si le HCCT reviendrait à Ousmane Tanor Dieng, politiquement c’est le PS et l’APR qui perdent tous les deux.

Des contestations se manifesteront au PS. À quelques mois des Législatives et à l’approche de la Présidentielle de 2019, les Socialistes auraient une mauvaise posture devant l’opinion publique, celle de vouloir être du dedans et être du dehors. Leurs SG Tanor ne pourrait plus être un présidentiel crédible en raison de son intrusion dans le régime de Macky Sall. Une énigme qui risque d’aboutir à des divergences fatales peut poindre à l’horizon.

L’APR également perd car elle verrait une Institution bien politique avec les opportunités qu’elle offre lui échapper. Naturellement, cette Institution ne bénéficierait qu’à des Socialistes relevant du clan de Tanor, aux dépens de l’APR qui partage le pouvoir en allant au-delà des l’espace gouvernemental, celui d’exécution d’une politique collectivement définie. Avec un HCCT, Ousmane Tanor Dieng qui y serait pressenti n’aurait aucun programme de développement à traduire en actes. Il n’aura que des honneurs et des dividendes sur fond de protocole républicain.

Pape Ndiaye

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